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Lekeufack Kamaha Lorena élue Miss Littérature Cameroun

L’Afrique célèbre l’intelligence en proposant un nouveau concept dans l’univers des Miss. Elle invite à apprécier la beauté sous un autre prisme. Il ne suffira plus désormais de mesurer 1,80 m, d’être svelte, pour se voir acclamer du grand public. Le concours Miss Littérature Afrique  a d’autres critères : on y célèbre la beauté intellectuelle. Cela permet de dénicher des perles rares, dans toutes les sphères de la société, et de donner à tous les profils, la chance d’exprimer un talent notoire.

Les Miss entourées par quelques membres du comité d’organisation. On peut apercevoir Fernando Deumaga en bleu, et tout à côté de lui la présidente du jury Annie Diane Tjomb. Les deux autres membres à gauche. (Crédit : Adelaïde Fouebou)

Miss littérature Afrique, critères et sélection

Le concours Miss Littérature Afrique a été créé en 2016 au Benin, par la journaliste, auteure et éditrice Carmen Fifamè Toudonou. Il est organisé tous les deux ans, et s’adressent aux lycéennes et étudiantes des pays d’Afrique Francophone. Elles doivent être âgées entre de 18 à 24 ans pour concourir. Et ne n’est pas tout ! Il faut aimer la littérature car, Carmen Toudonou le dit elle-même : « Le but est de promouvoir l’excellence et de susciter le plus d’intérêt de la jeune fille pour le livre, instrument par essence de la culture et de la formation  rigoureuse. »

Elle continue en disant : « On ne prend pas en compte le critère physique, on met surtout en valeur l’intelligence, l’intellect des jeunes filles. » Les jeunes filles doivent donc s’intéresser à la lecture, et avoir des projets dans ce sens. Elles sont désormais nombreuses à concourir. Pour cette édition 2024-2025 nous avons en liste douze pays : Benin, Burkina-Fasso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo.

« La première phase se déroule dans chaque pays, nous a confié Fernando Deumaga, l’un des membres du comité d’organisation de Miss Littérature Cameroun. Et la seconde phase, celle-là qui réunira les représentantes des douze pays  a-t-il continué, aura lieu dans quelques mois, à Cotonou au Benin. » Alors, depuis le 5 avril, nous connaissons  celle qui représentera le Cameroun dans cette merveilleuse aventure. Il s’agit de Lekeufack Kamaha Lorena Nolwen, 18 ans, étudiante en journaliste dans un institut universitaire de Douala.

Lekeufack Kamaha Lorena Nolwen, Miss Littérature Cameroun 2024-2025. (Crédit : Adelaïde Fouebou)

Ambitions et engagements

Le 5 avril 2025 à Yaoundé, là-bas, dans les locaux du CLAC (Centre de Lecture et d’Animation Culturelle), la beauté intellectuelle a effectivement été célébrée. Des cinq candidates en liste, trois sont montées sur le podium. Cela semble être une évidence, il n’y avait pas plus de place que ça sur l’estrade. Mais il faut dire que les deux autres n’ont pas démérité. Parce que dans leurs propos liminaires, on a souligné des ambitions et  engagements notoires.

Wayoum Nkansa Rose, 20 ans, venant de Bafoussam et  étudiante en journalisme nous l’a dit : « Mon ambition est d’explorer les univers littéraires et d’utiliser l’écriture pour exprimer les idées et les émotions. » Pour elle, la tradition ne doit pas être un obstacle à l’évolution la jeune fille.

Quant à Stephy Coline Youma, élève en classe de terminale au lycée bilingue de Lonako à Nkongsamba, ses déclarations sont aussi impressionnantes : « Je rêve d’un monde où les jeunes s’intéressent à la littérature, et ne sont pas accros au téléphone portable. Il serait intéressant d’offrir des livres aux jeunes, afin de les accompagner dans leurs projets … » Les découvertes ont été grandes cet après-midi-là, aucune de ces jeunes filles n’ayant laissé le public indifférent.

Miss Littérature 2024-2025 entourée de ses dauphines et de la Miss Littérature 2023. La première dauphine à gauche, la deuxième à droite, toute de rose vêtue. (Crédit : Adelaïde Fouebou)

Découvertes et acclamations de jeunes filles engagées

Toutes les candidates ont reçu des acclamations et encouragements du public durant cette élection Miss Littérature 2024-2025 au Cameroun. Parce que toutes ont fait preuve d’intelligence. C’est ainsi que  la deuxième Dauphine, Monjap Fifen Laeticia a déclaré d’entrée de jeu : « Que serait l’Homme sans le pouvoir des mots ? » La réponse n’a été qu’un tonnerre d’applaudissements.

C’est une jeune fille très engagée qui s’est exprimée devant une assistance très captivée. Elle a 21 ans, est étudiante en langue, littérature et civilisation Ibérique, à l’Université de Yaoundé I. Elle a des idées originales à savoir, offrir des livres aux tous petits et surtout, créer de bibliothèques dans des salons de coiffure, afin que les femmes puissent discuter le temps d’une coiffure, autour des livres.

La première dauphine quant à elle, veut réécrire l’histoire, à sa manière. Il s’agit de la jeune Ndazo’o Bella Marie Chanelle, 19 ans. Elle est étudiante en 4e année de Génie Télécommunication  à l’Ecole Supérieure Polytechnique de Yaoundé. ELle rêve d’un monde où l’art et la science dansent ensemble, suivant la même cadence. Elle aimerait donc de ce fait, étendre la sphère littéraire de la jeune fille en général, et la jeune fille scientifique en particulier. Selon elle, on peut être dans la science et être un(e) bon(ne) lecteur (trice), avoir une belle plume et un beau regard critique. Le temps est très vite passé, et l’heure du couronnement est arrivée.

Le Jury de Miss Littérature. (Crédit : Adelaïde Fouebou)

Le couronnement

Aucune de toute  ces prétendantes à la couronne de Miss Littérature Cameroun 2024-2425 n’a véritablement démérité. Mais il fallait une gagnante. Et c’est Lekeufack Kamaha Lorena Nolwen qui a su se démarquer. C’est cette jeune fille de 18 ans, étudiante dans un Institut Universitaire dans la ville de Douala qui représentera le Cameroun dans quelques mois à Cotonou au Benin.

Sa petite avance a surement compté dans ce couronnement. Car, elle est déjà dans l’action. Elle offre les livres dans son entourage, aux tous petits de son quartier pendant les fêtes de Noël.  Elle en offre, à ces jeunes qui ne connaissent pas les bibliothèques, les centres culturels, à ceux-là qui n’ont pas de moyens de s’abonner dans des espaces de culture. Et ce n’est pas tout !

Lekeufack Kamaha Lorene Nolwen fait partie des douze lauréats du Prix du Jeune Ecrivain Francophone 2025. C’est à quel point elle est déjà présente dans le monde littéraire. Sera-t-elle à nouveau couronnée à Cotonou ? Dieu seul le sait. Mais quelle que soit l’issue, c’est l’Afrique qui aura gagné. Car le concept Miss Littérature Afrique est un concept novateur très fort qui mérite des encouragements.

Bravo à toutes les Miss Littérature Afrique.


Le cours magistral ou l’enseignement explicite, que choisir ?

Il existe plusieurs méthodes d’enseignement le saviez-vous ? Il semble qu’écouter simplement ne suffit pas pour devenir meilleur, voir excellent. La méthode utilisée par le professeur compte aussi, nous apprend –t-on. Il en existe plusieurs : « le cours magistral, et l’enseignement explicite entre autres ». De ces deux méthodes, laquelle pourrait-on conseiller ? Et si chacune des  méthodes dépendait de l’auditoire ?

L’auditoire 

Crédit: Wikimedia Commons

Nous le savons tous, les enseignements ne sont pas tous destinés aux mêmes auditeurs. C’est en fonction du niveau scolaire : primaire, secondaire et universitaire… Il peut donc être constitué d’enfants, d’adolescents ou d’adultes. Alors, il faut savoir choisir un contenu, connaitre quelles orientations donner à ses cours.  Être en mesure capter l’attention de ceux qui écoutent. Mais comment s’y prendre ? 

Si le contenu d’un cours dépendant de ceux à qui il est destiné, en est-il absolument  de même pour le choix de la méthode à adopter ?

Autrement, les deux approches, le cours magistral et l’enseignement explicite sont-ils  adoptés en fonction du niveau intellectuel de l’auditoire ? Si ce n’est pas le cas, cela insinuerait qu’il n’existe pas une différence fondamentale entre les deux. Nous aurions donc à faire à deux chemins qui mèneraient tous à Rome. Mais tirer une conclusion aussi hâtive serait trop précipité. Alors, que faire ? Revoir de près les deux approches.

Le cours magistral 

C’est une méthode explosive nous dit-on. C’est l’apprentissage par l’écoute. Ici, l’enseignant, un orateur efficace, transmet la connaissance de manière organisée. Il privilégie et l’exposé en guise de format d’apprentissage. La parole lui étant dédiée d’entrée de jeux. Évidemment, il peut y avoir quelques explications, suivies des exercices. Mais cela peut paraitre insuffisant compte tenu du temps de parole de l’enseignant.

Crédit: Wikimedia Commons

Cependant, notons qu’il a tout de même des avantages. Car le cours magistral fournit les bases théoriques d’un sujet complexe grâce à un apprentissage structuré. Il permet à l’enseignant de transmettre sa passion et son enthousiasme. Le cours magistral n’est pas qu’un simple discours, loin de là.

Il est accompagné de démonstrations. Parce qu’on y a aussi tout un ensemble d’éléments. C’est une communication basée sur des exemples concrets à travers PowerPoint, les fascicules, les tableaux entre autres. On n’y est donc pas totalement théorique. Mais qu’en est-il de l’enseignement explicite ?

L’enseignement explicite 

Crédit : Wikimedia Commons

Selon les experts, la pédagogie explicite est une méthode éducative dont les premières formalisations sont apparues en 1960 avec le travail de Siegfried Engelmann. Elle place le savoir au centre du dispositif de transmission des connaissances et savoir-faire. Elle fait référence à un ensemble d’approches dirigées par l’enseignant suivie d’une pratique guidée et d’une pratique indépendante.

Tout cela se décomposant en trois étapes :

  • Le modelage
  • La pratique guidée
  • La pratique autonome.

En fin de compte, chaque membre de l’auditoire formule avec ses propres mots ce qu’il a compris tout au long du cours. Ici, tout est mis en œuvre pour éviter l’écoute passive et promouvoir la réflexion approfondie et personnelle de chacun. Parce que dit-on, un organisme passif n’apprend pas.

On a donc beaucoup d’exercices, et le cours est interrompu par de nombreuses questions. Si les deux méthodes ont tous des avantages, dans quelle circonstance appliquer l’une ou l’autre ? Y aurait-il un juste milieu à faire ?

Le choix entre les deux méthodes 

Il est sans doute important de faire un choix. Mais ne serait-il pas plus important de choisir en fonction du contexte dans lequel on se trouve ?

Chez les plus jeune par exemple, il est peut-être important de mettre l’accent sur l’enseignement explicite afin d’adapter leurs esprits au travail. A leur jeune âge, Ils doivent apprendre à se mouvoir, sortir de la rêverie et la passivité. Des habitudes à cultiver avant d’atteindre le niveau supérieur où on est supposé avoir une certaine autonomie et une capacité de compréhension élevée.

Crédit : Wikimedia Commons

En ce qui concerne les plus grands, les cours magistraux pourraient bien les convenir parce que tout au long de leur parcours, ils auraient eu à développer leur mémoire, et la concentration. Évidemment comme nous l’avons vu plus haut, le cours magistral ne se résume pas qu’à la  prise de parole de l’enseignant, ni à un exposé.

On y a aussi des questions, des éléments accompagnateurs tels PowerPoint, les fascicules et les tableaux. Et, même si on peut penser que l’enseignement explicite pourrait concerner plus les moins jeunes, il est aussi à noter qu’il aussi peut être porté plus haut. Dans les laboratoires par exemple, chacun a besoin d’une pratique guidée et d’une pratique indépendante…

Au final, on se rend bien à l’évidence, les deux modes d’enseignement sont importants. Et l’on peut, selon les circonstances,  opter pour l’un ou l’autre.


Nadal s’en va-t-il vraiment ?

La finale de la coupe Davis qui se jouera du 19 au 24 novembre 2024 sera sans doute l’une des plus regardées. La raison est évidente : l’un des meilleurs joueurs de tennis du monde, l’espagnol Rafael Nadal va ranger ses raquettes après ce tournoi. Du coup, une question surgit : un champion s’en va-t-il aussi spontanément ? Certainement pas. Son souvenir restera encore vivace dans nos mémoire, vu son parcours élogieux.

Rafael Nadal, le champion de tennis

C’est l’un des joueurs de tennis les plus médiatisés. On l’a baptisé le roi de la terre battue. Parce qu’il est jusqu’ici le meilleur dans cette discipline. Son nom a régulièrement retenti dans les radios et les chaines de télévisions, on a lu ses exploits dans les journaux. C’est un joueur de tennis de très haut niveau, qui a su s’imposer de 2005 à 2022, remportant de nombreux trophées.

Au sujet de la terre battue par exemple, il reste le roi incontesté, pour s’être imposé 14 fois à Roland Garros.  Battant ainsi de loin le record du Suédois Björn Borg, détenteur quant à lui de 6 titres. A plusieurs reprises nous l’avons vu en action. Il  a bataillé, vaincu, faisant ainsi plaisir à ses fans. Aujourd’hui, il dit qu’il s’en va. Est-ce possible ?

Rafael Nadal , le roi de la terre battue (Crédit : Wikimedia Commons)

Un homme longtemps adulé

Nous étions tous habitués à voir Rafael Nadal en action, si bien que nous avions l’impression que le temps ne passerait pas. Que jamais un jour il n’aurait 38 ans, et nous dirait à l’occasion qu’il arrêterait. Il est resté jusqu’ici un joueur exceptionnel, dominant les cours pendant plusieurs tournois : L’Open d’Australie, l’US Open, Wimbledon, Coupe Davis et bien entendu, Roland Garros… C’était devenu une tradition, l’acclamer pendant ces différentes périodes de l’année. Tant ce gaucher aux revers à deux mains impressionnait.

Rafael Nadal n’était plus seulement le joueur espagnol. C’était désormais « Rafa », tout simplement. Tant il inspirait, par sa ténacité, son endurance, son énergie débordante. C’est ainsi que la légende du Réal de Madrid Cristiano Ronaldo  a reconnu son dévouement, sa passion et son incroyable talent.

Les éloges en son endroit sont venus de partout. L’un des maitres des cours de tennis, le suisse Roger Federer a déclaré : « Quelle carrière, Rafa ! J’ai toujours espéré que ce jour n’arriverait jamais. Merci pour les souvenirs inoubliables et tous les exploits dans le jeu que nous aimons. Ce fut un honneur absolu. »

Cet homme ayant soulevé plusieurs fois les trophées du Grand Chelem ne peut que rentrer dans l’histoire. Et en ce qui le concerne justement, l’histoire nous en dit long.

Nadal, l’homme à la tête couronnée

L’appeler l’homme à la tête couronnée ne saurait aucunement être qu’une vue de l’esprit. Rafael Nadal a remporté plusieurs Grand Chelem. Maitre de la terre battue, il s’est imposé 14 fois  à Roland Garros on le sait. Mais ce n’est pas tout ! On l’a vu deux fois aller chercher l’or aux jeux Olympiques, en 2008 et en 2016. C’est un homme qui a su s’imprimer dans les cours et y laisser de très bonnes marques.

Deux fois champion à Wimbledon, il a également gagné 4 fois l’US Open. En Australie également, il s’est imposé 2 fois. Il a aussi exprimé son talent à plusieurs autres niveaux. Sa carrière a été élogieuse, parce que auréolée de plusieurs titres.

Tout au long de son parcours professionnel qui a débuté en 2001, cet homme a remporté 92 titres. Parmi ces titres, 5 Coupes Davis  avec l’équipe d’Espagne. Et ce compteur pourrait marquer un indice de plus dans quelques jours. L’homme devant jouer sa dernière carte du 19 au 24 Novembre à Malaga.  Nous n’aurons certainement pas tort de le dire, Nadal est  incontestablement un exemple à suivre.

Nadal Parera, toujours combatif. ( Crédit : Wikimedia Commons)

Un exemple pour la jeunesse

Comment pourrait-on définir autrement un homme au parcours aussi remarquable ? Même ses rivaux reconnaissent son talent. Le serbe Novak Djokovic a exprimé son respect pour ce joueur sur son compte Instagram. Il lui a rendu hommage en ces mots : «  Tu as inspiré des millions d’enfants qui se sont mis à jouer au tennis. »

Et ce n’est pas tout, il a aussi dit que la ténacité, le dévouement et l’esprit combatif de Rafael Nadal vont être enseignés pendant des décennies. Il l’a qualifié d’icône de tennis et de sport en général. A  la fin de son message, le Serbe a déclaré : « Merci de m’avoir poussé autant de fois jusqu’à mes limites dans notre rivalité. »

Dire que Nadal est un exemple pour la jeunesse met tout le monde d’accord. La preuve, le jeune Carlos Alcaraz, lui aussi champion, le confirme.  Voici sa déclaration sur son compte X : « De l’enfant qui te regardait à la télévision et rêvait de devenir joueur de tennis à celui qui a eu l’immense privilège de jouer à tes côtés à Roland-Garros et de représenter l’Espagne aux jeux Olympiques ! Merci d’avoir été un exemple à tous les niveaux, ton héritage est inégalable ! »

Rafael Nadal Parera ne s’en ira donc pas. On ne s’en va pas quand on a marqué autant de monde. On devient une icône. Et l’icône est toujours présente.


Les panneaux photovoltaïques, une énergie d’avenir ?

Les énergies renouvelables sont des énergies provenant des sources naturelles au renouvellement assez rapides à l’échelle d’une vie humaine. Elles sont un moyen de lutte contre les changements climatiques et la pollution. Les panneaux photovoltaïques font partie de ces manières de produire de l’électricité sans rejet de CO2, principal gaz à effet de serre causant le réchauffement climatique.

La lumière du soleil

C’est un éclairage qui n’est pas facturé. La lumière du soleil est une source d’énergie accessible à tous. Et comme toute énergie renouvelable, elle est inépuisable car elle se renouvelle à un rythme supérieur à sa consommation.

Certes, il existe sur la Terre certains endroits moins ensoleillés que d’autres, mais cela ne change rien à la vérité : la lumière du soleil éclaire notre globe terrestre. Alors pour lutter contre le réchauffement climatique grâce au soleil, si on optait pour le système photovoltaïque dans les villes ?

Crédit : Wikimedia Commons

Le système solaire photovoltaïque

À travers le système photovoltaïque, nous parvenons à avoir de l’énergie solaire. Grâce à lui, l’énergie est récupérée et transformée directement en électricité. C’est une technologie qui utilise les panneaux photovoltaïques.

Il ne faut surtout pas confondre un panneau solaire et un panneau photovoltaïque. Les deux puisent leur énergie du soleil mais ne fonctionnent pas de la même façon. Le premier, le panneau solaire, transforme l’énergie solaire en chaleur. On l’utilise pour avoir de l’eau chaude sanitaire et pour certains cas de chauffage domestique.

Le deuxième, le panneau photovoltaïque transforme la lumière en électricité. C’est la résultante de la conversion directe dans un semi-conducteur d’un photon en électron.  Cette électricité nous permet d’aller au-delà de la simple consommation domestique. Car elle est exploitée aussi bien par de petites que de grandes entreprises. Les experts nous montrent qu’il existe plusieurs avantages à utiliser les panneaux photovoltaïques.

Les avantages de l’énergie solaire photovoltaïques

L’énergie solaire comme les autres énergies renouvelables, est aussi appelée énergie verte. Elle est donc idéale dans le contexte de la transition énergétique. Parce qu’elle n’émet pas de gaz à effet de serre, contrairement à d’autres manières de produire de l’électricité, comme les centrales à charbon.

L’installation photovoltaïque offre un autre avantage : il est rentable car le soleil est gratuit. C’est un avantage à ne pas négliger. Dès lors, l’utilisateur devient indépendant vis-à-vis des fournisseurs d’électricité. De plus, les systèmes photovoltaïques nécessitent peu d’entretien. Ils présentent une grande flexibilité parce qu’ils peuvent être installés dans de nombreux endroits des bâtiments, dans des espaces ouverts ou sur des plateformes mobiles.

Crédit : Wikimedia Commons

Le système photovoltaïque, une technologie parfaite ?

Considérant des avantages énumérés ci-dessus, il n’y a plus de doute : le système photovoltaïque est un système fiable.

Cependant, la puissance générée est dépendante aux conditions météorologiques, car la production de l’électricité à partir d’un système photovoltaïque dépend de l’intensité du soleil. Les mauvaises conditions météorologiques peuvent affecter donc son efficacité.

On peut y remédier en stockant l’excès d’énergie, mais cela entraine les coûts supplémentaires. Et s’agissant de coût, le système photovoltaïque a un coût initial assez élevé.

Au vu de tous ces avantages qu’il nous offre, le système photovoltaïque devrait être adopté : c’est un bon investissement, surtout dans les zones les plus ensoleillées. Seulement, il faudrait prendre le temps faire la promotion auprès d’éventuels utilisateurs, pour leur expliquer les biens fondés de ce système encore très peu utilisé en Afrique.


Voyager, découvrir et se faire plaisir

Il est difficile de voir des gens véritablement casaniers de nos jours. Parce que beaucoup de circonstances de la vie aujourd’hui nous amènent nous déplacer. certains vont juste d’un point à à un autre. Mais plusieurs personnes quittent leur pays par curiosité, et découvrir d’autres contrés.  Beaucoup aussi voyagent par ambition. D’autres encore, par devoir. Quelles que soient les raisons du voyage, on en sort toujours avec une nouvelle expérience.  

Le voyage terrestre.

Nous avons parmi les voyageurs, ceux qui empruntent le bus ou  le train. Généralement, c’est pour aller d’une ville à une autre, ou dans un village, à l’intérieur d’un pays. Par exemple, aller en vacances dans l’arrière-pays. C’est un plaisir pour certaines personnes de se rapprocher de leurs grands-parents, oncles et tantes. C’est l’occasion pour eux de se faire choyer un moment avant la rentrée scolaire.

C’est aussi l’occasion d’aller cueillir soi-même des fruits dans les champs. Aussi,  de pêcher du poisson des rivières, couramment appelés poissons d’eau douce. Ce ne sont pas seulement les jeunes gens et jeunes filles qui aiment passer les vacances au village. Les travailleurs aussi le font, pendant leur congé annuel. Car, ils en profitent pour respirer une bouffée d’air fraiche revigorante.

Remarquons aussi que généralement, ceux qui vont en vacances dans l’arrière-pays aiment particulièrement les produits bien frais. Ils vous diront qu’ils éprouvent un plaisir particulier à consommer les fruits de saisons. Parce que, selon eux ils sont plus succulents, très riches en vitamines et bons pour la santé. On Cameroun, on apprécie bien les goyaves, les prunes, les mangues, les oranges…

On mange aussi du Tilapia, et du silure, ces poissons qui abondent les rivières. Ils n’hésitent pas à leur retour, à faire des paquets pour les offrir à ceux qui sont restés en ville. Là, c’est le voyage terrestre, qu’en est-il du voyage aérien ?

Le voyage par avion

Aeroport de Barcelona-El Prat (Crédit : Wikimedia Commons)

D’entrée de jeux, le voyage par avion n’est pas accessible à tous.  Parce que le coût du billet d’avion, contrairement à ceux du bus ou du train, reste élevé. Et, il faut connaitre la procédure d’obtention du visa du pays dans lequel on veut se rendre. Mais lorsqu’on a de bonnes raisons d’emprunter l’avion, on se donne les moyens d’y parvenir. C’est  connu de tous qu’Il faut au moins un passeport, et les frais de visa.

Le billet d’avion  quant à lui coute généralement plusieurs centaines d’euros. Et parfois, il va à plus de mille euros, tout dépend de la destination, et aussi de la compagnie. Tout dépend également de la ville de départ. En Afrique comme partout dans le monde, les pays comptent plusieurs portes d’entrée et de sortie.

Crédit photo : wikimédia Commons

Les portes d’entrée et de sortie

Il s’agit ici des différents aéroports, puisque nous parlons du voyage par avion. Si vous êtes au Cameroun vous aurez le choix entre :

  • L’aéroport international de Douala, assurément le plus ancien, il a été créé en 1977.
  •  Celui de Garoua, crée deux ans plus tard, en 1979, et inauguré en 1982. 
  • Enfin, celui Yaoundé la capitale, opérationnel depuis 1991.  Une infrastructure qui a été logée à  Nsimalen, une banlieue située à douze kilomètre du centre-ville.

Ces trois villes sont les principales portes d’entrées et de sorties du Cameroun. Et les destinations sont variées. Nous avons des voyages dans la sous-région Afrique centrale. Yaoundé-Ndjamena par exemple. Il existe aussi des vols vers différentes autres régions d’Afrique. Yaoundé-Abidjan, ou Douala-Dakar, pour ceux qui veulent se rendre en Afrique de l’Ouest par exemple. Les vols se font en aller-retour.

L’Afrique du Nord n’est pas en reste, également. Il est possible de se rendre à Casablanca au Maroc, ou au Caire en Égypte. Bref, les voyageurs peuvent aller dans beaucoup de pays Africains partant de Yaoundé, Douala ou Garoua. Et ce n’est pas tout. De ces villes, nous pouvons aussi aller hors du continent africain.

Des vols quittent Yaoundé et Douala pour Paris, Bruxelles, Londres … Plus la destination est longue, plus le coût du billet d’avion est élevé. Et si malgré tout, les gens voyagent, c’est qu’il y a de bonne raisons de le faire.

Les raisons du voyage par avion

Orly-Paris (Crédit: Wikimedia Commons)

Pendant les vacances, le trafic est plus dense. Cela s’explique, les personnes vivant à l’étranger viennent passer les vacances avec les membres de leurs familles. C’est aussi l’occasion de retrouver quelques instants les amis. D’autres, ont plutôt le désirent d’aller visiter le temps des vacances l’Europe ou l’Amérique. C’est selon les désirs de tout un chacun.

Évidemment les voyages, ce n’est pas seulement pour les vacances. Il existe une multitude de raisons qui nous amènent à nous déplacer. Citons dans la foulée les voyages d’affaires, et les voyages pour continuer les études …

Commençons par souligner qu’à l’intérieur des pays notamment au Cameroun, plusieurs entreprises ont des succursales dans différentes villes. Certains employés sont donc envoyés en mission d’une ville à l’autre. Cela dénote du bon fonctionnement de l’entreprise. Dans ce type d’entreprise, les supervisions, les communications y sont de règle. Alors, les occasions spéciales amènent les responsables à prendre le vol de Yaoundé pour Douala, et vice versa.

Les missions, et les séminaires, les colloques les foires se tiennent également hors du pays. Les diplomates, les hommes d’affaires en savent quelque chose…

Ils ne sont pas les seuls à devoir se déplacer. Les artistes aussi le fond pour assister à des salons, des festivals internationaux … Et comme nous l’avons déjà mentionné, beaucoup de personnes sont appelés à voyager pour continuer leurs études. Le voyage par avion rentre donc de plus en plus dans nos habitudes en Afrique.

Souvenirs de voyage

Ceux qui vont séjourner dans l’arrière-pays remmènent des images et des provisions. Et, ceux qui viennent de l’étranger en font autant.

C’est ainsi que les uns font découvrir leur village aux parents et amis à  travers des images bien ciblées. On présentera par exemple les plus beaux bâtiments propres tels la sous-préfecture, l’hôpital, la meilleurs école, la plus belle des villas, des duplex … Évidement, on n’oubliera pas d’offrir quelques présents : Fruits, poissons frais … 

Les autres, ceux qui viennent de l’étranger font pareil. Ils vous présenteront par exemples les images de la Tour Eiffel, de l’Arc de Triomphe, de l’Avenue des Champs Élysée, de la Seine pour ceux qui viennent de la France. Apporteront aussi de provisions : Téléphones Androïdes,  Laptots, vêtements et même des conserves. Et bien entendu au moment de retourner, ils emporteront aussi des images, et quelques provisions du terroir.  

Ce que l’on garde pour soi

Certains souvenirs ne sont pas à partager, parce qu’ils sont très personnels. Par exemple, cette sensation de fraicheur que l’on ressent lorsque qu’on traverse une forêt  en voiture. L’agréable sensation pendant le vol, de se retrouver en altitude, dans le ciel bleu. Et ce, en compagnie des les charmant(e)s hôtesses et stewards disposés à vous servir…

Et que dire de  ces échanges enrichissants, la découverte d’autres pays, d’autres cultures… De cette rencontre magique dans l’avion ou durant séminaire à l’étranger, ou encore dans un  salon international, qui vient changer positivement le cours de sa carrière ?

On l’a souvent dit : le voyage édifie.


Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt 2024

Le lauréat du prix Goncourt 2024 est connu depuis le 4 novembre. Il s’agit de Kamel Daoud, écrivain d’origine algérienne. Il est le tout premier Algérien à recevoir ce prix, la plus haute distinction du monde littéraire francophone.

Kamel Daoud face au public (Image : Wikimedia Commons)

Le parcours d’un homme de lettres

Kamel Daoud n’est pas un nom inconnu du monde littéraire francophone. Il se fait remarquer dès le début des années 2000, avec un récit, La Fable du nain, publié en Algérie en 2002. Ce sera alors le début d’une longue carrière. Il ne cessera de monter les marches. C’est ainsi qu’il remportera par exemple le Prix des cinq continents de la Francophonie en 2014 avec son roman intitulé Meursault, contre-enquête, une réécriture postcoloniale de L’étranger d’Albert Camus, qui a remporté le prix Goncourt du premier roman en 2015.

On ne sent pas Kamel Daoud seulement dans les librairies et salons du livre. L’homme se fait aussi remarquer dans le journalisme, par son entrée au Quotidien d’Oran en 1994. Rédacteur en chef, il va y passer huit ans.

Dès 2014, il va collaborer avec l’hebdomadaire Le Point. Cette collaboration lui vaudra une reconnaissance, et non des moindres. Il lui sera attribué le Prix Jean-Luc Lagardère du journalisme en 2016. C’est donc un homme très présent sur la scène, qui a été récompensé ce 4 novembre. Mais au fond, comment se définit-il lui-même, quelle signification donne-t-il à ce prix Goncourt ?

Kamel Daoud, un enfant de l’Algérie

Cet écrivain se définit lui-même comme étant un enfant de l’Algérie, de l’école algérienne, des ambitions algériennes. Et selon lui, ce prix a beaucoup de sens. À titre personnel, c’est une réussite pour lui et sa famille.

C’est aussi un signal fort pour les écrivains algériens en herbe, dit-il. Ces écrivains que certains courants politiques terrorisent, qui sont détruits au berceau et qui ont peur d’écrire. Pour le prix Goncourt 2024, « c’est important pour eux de savoir qu’écrire un livre est un processus qui peut avoir un dénouement heureux« .

Kamel Daoud, un Écrivain engagé. Crédit : Wikimedia Commons

Le livre, un instrument de transmission

On l’a souvent entendu dire, la langue et le livre sont des instruments qui servent à véhiculer les messages. Kamel Daoud partage grandement cet avis. Cependant, il dit ne pas être un politicien. Qu’un livre pousse à imaginer, à espérer autre chose. Certainement, autre chose que les affrontements entre groupes islamiques et armée algérienne durant la décennie noire (1992-2002). En Algérie, il est interdit de publier un livre sur la décennie noire, son dernier roman y est donc censuré. Kamel Daoud veut attirer l’attention des uns et des autres sur les séquelles que peuvent causer les tensions dans un pays.

Cette parole qu’il a donnée à Aube, dans son roman Houris, nous le démontre : « Les violences que certains traversent pendant les moments difficiles de leur vie sont des marques. Elles peuvent les affecter pendant longtemps. » Aube se souvient toujours de ce qu’elle a vécu à l’âge de cinq ans, au moment où, elle aussi, va être maman. Voilà ce qu’il y a de particulier dans Houris, ce roman à travers lequel Kamel Daoud a été primé. Houris nous enseigne.

Les enseignements de Houris

En donnant la parole à Aube dans son roman intitulé Houris, Kamel Daoud nous démontre que le temps n’efface pas facilement les séquelles. Que la guerre a plusieurs effets dans un pays. Le plus visible, c’est la destruction d’ordre matériel. Et là, il faut reconstruire. Cela demande du temps certes. Mais au moins on sait ce qu’il faut pour reconstruire.

Il faut de l’argent. Des intelligences pour remettre sur pied un village, une ville, un pays détruit par les conflits armés. Mais lorsque la destruction affecte les êtres humains, ce n’est plus très évident. Car, ce n’est pas toujours visible à l’œil nu. Comment faire le bilan ? Connaitre qui a été affecté ? Jusqu’à quel niveau un tiers a-t-il été atteint ?

Le mal est profond. Mais peut y remédier. On le peut sans doute, si on venait à privilégier le débat inclusif et le dialogue. Cela éviterait des dégâts de plusieurs ordres.


Protéger nos forêts

Les forêts sont des réserves de biodiversité et une ressource précieuse pour le vivant. Les modes de production humains mènent à la dégradation des surfaces forestières, au profit d’usages agro-industriels ou miniers. Aujourd’hui, il faut agir pour protéger et reconstituer le couvert forestier. 

Les causes de la déforestation

Les chiffres de la déforestation sont alarmants. Selon WWF, 11 088 km2 de forêt brésilienne ont disparu en Amazonie en 2019, ce qui correspond à 1 552 941 terrains de football. Et l’Amazonie n’est pas la seule forêt tropicale en danger. Le bassin du Congo est également menacé de déforestation, notamment car les habitants utilisent la forêt pour du bois de chauffage.

L’augmentation de la population mondiale est souvent citée comme un facteur de déforestation. La population mondiale est passée de 2,6 milliards de personnes en 1950 à 8 milliards en novembre 2022, un rythme de croissance inédit dans l’histoire de l’humanité. La question de comment nourrir ces populations se pose donc. Les forêts sont transformées en surface agricole par l’industrie agroalimentaire. C’est le cas par exemple en Asie du Sud-Est où les forêts tropicales de Malaisie ou d’Indonésie sont détruites pour laisser place à des plantations de palmiers à huile. L’huile de palme produit est utilisé dans beaucoup de produits alimentaires et cosmétiques.

Zone déforestée pour produire de l’huile de palme – Crédit : Wikimedia Commons

Face à cette agriculture intensive, on pourrait opter par exemple pour l’agroforesterie. Il s’agit d’un mode de culture et d’élevage intégré aux arbres. Elle permet de transformer les systèmes agroalimentaires pour qu’ils deviennent plus adaptables et résistants.

Les risques de la déforestation

La réduction du couvert forestier n’est pas le seul risque de la déforestation. Les forêts ont aussi un rôle dans la prévention et l’adaptation à certains risques naturels comme les glissements de terrain, les coulées de boue, et même ou les inondations. Lorsque ces phénomènes arrivent, ils créent des déplacements forcés de populations. À quoi cela sert-il de créer de grandes plantations, de construire de grands domaines d’habitation, pour se retrouver obliger de partir à cause d’un déchainement de la nature ? Il est donc important de reboiser les surfaces dégradées. Par ailleurs, réduire le couvert forestier porte aussi atteinte à notre faune. Au sein des forêts détruites, les animaux peinent à se nourrir et sont davantage exposés à la chasse et au braconnage.

Heureusement, certains organismes tels que la FAO (Food and Agriculture Organisation) prônent l’agroforesterie.

Agroforesterie à Madagascar – Crédit : Irina Rakotoambinina – Flickr

La forêt et ses multiples ressources

Les forêts à travers le monde sont riches en essences variées. Elles contiennent des plantes médicinales déjà découvertes, et d’autres encore à découvrir. Il y aurait ainsi 28.000 plantes médicinales. Les populations utilisent aussi du bois de différentes qualités, toujours grâce aux forêts. Au Cameroun, par exemple, les menuisiers et autres spécialistes du bois utilisent une grande variété de bois. En fonction de votre carte bancaire, vous avez le choix entre un meuble en Sapeli, Mbeté, Iroko, ou Bibinga. Toutes ces essences sont à protéger.

Trouver l’équilibre

Les forêts sont en danger. Dans quelles conditions peut-on continuer à exploiter les essences de la forêt ? Comment trouver cet équilibre ?

Si le choix pour les uns et les autres peut paraitre difficile à faire, la question peut cependant être traitée intelligemment. Et si on entreprenait de remplacer chaque essence coupée, cela n’aurait-il pas un impact positif dans notre environnement ? Cela ne permettrait-il pas de remettre en état les terres dégradées ? Il faut reboiser nos forêts, afin de conserver nos essences.

Il faut planter les arbres, cela contribue au rayonnement de la planète.


Carlos Alcaraz, si jeune et déjà champion de tennis

La liste des champions Espagnols s’est rallongée. Carlos Alcarez, le brave tennisman est désormais le huitième espagnol à s’imposer à Roland Garros.

Le jeune homme avait en face de lui Alexander Zverer. La partie ne fut pas du tout une ballade de santé. Elle a duré 4h19. Chacun des joueurs a sans aucun doute mouillé son maillot autant que possible. Mais l’Espagnol a été plus fort face à l’Allemand. Et le résultat final vint l’attester : (6-3, 2-6, 5-7, 1-6, 2-6).  À seulement 21 ans, Carlos Alcarez a soulevé la coupe des mousquetaires.  

Carlos Alcaraz, un joueur précoce

Ce jeune champion espagnol a seulement 21 ans. C’est un joueur de tennis qui a commencé sa carrière très jeune. Dès son enfance, son père, un homme certainement intuitif, a l’idée de l’inscrire au Sociedad Club Campo de Murcie. Le garçon y évolue sous l’aile de Carlos Santos Bosque, puis sous celui de Kiko Navarro. À seulement 4 ans, il impressionne déjà ses entraîneurs, avec ses échanges et renvoies de balles.

Le génie y est, il ne suffisait plus que de travailler pour mieux l’affuter. Et cela, Carlos Acarez le fait, sans bouder. C’est ainsi qu’en 2018, il fait parler de lui, en remportant le championnat d’Europe individuel sous les couleurs de l’Espagne.

Un jeune homme aux pas rassurés

C’est un jeune homme de plus en plus rassuré, qui s’entraine désormais sous la houlette de Carlos Ferrero. La preuve, il remporte son premier match dans un tournoi Challenger en avril 2019 à Alicante. Il n’a alors que 15 ans. La route semble ainsi tracée pour le jeune homme, qui n’est pas prêt de s’arrêter.

C’est ainsi qu’il se distingue lors du tournoi ATP 500 de Rio de Janeiro. Agé de 16 ans et classé 406e mondial, il élimine au premier tour Albert Ramos-Vinola, 41e, avant de s’incliner devant Federico Coria. Il est alors le plus jeune joueur à remporter un match sur le circuit ATP depuis 2013 et le plus jeune à battre un top depuis 2003. Et sa course continur.

Alvaraz, le grand champion

Carlos Acaraz à Wimbledon. Crédit : Wikimédia Commons

Professionnel depuis 2018, Carlos Alcaraz remporte 14 titres à son jeune âge, dont 3 tournois du Gram Chelem, et 5 Master 1000. En répertoriant les Grand Chelem, nous citons : l’US Open en 2022, Wimbledon en 2023, et Roland Garros en 2024. Et s’il faut parler de ses Master 1000 remportés nous aurons : Miami en 2022, Indiana en 2023 et 2024, Madrid en 2022 et 2023.

Son parcours est tout autant élogieux que ses exploits sont impressionnants. Il se distingue en 2022 en battant Rafaël Nadal et Novak Djokovic, battre ainsi deux membres du Big Three dans un tournoi de terre battue étant une grande première. Et, dans ce même élan il va plus loin, en devenant le plus jeune joueur depuis Rafaël Nadal en 2005 à battre un joueur numéro 1 mondial sur cette même surface.

En remportant l’US Open en 2022, il devient le plus jeune numéro 1 mondial de l’histoire à seulement 19 ans, dépassant ainsi le record de Lleyton Hewitt qui avait 20 ans.

Roland Garros, le sprint final

A Roland Garros, en tant que tête de série, Carlos Alcaraz se qualifie pour les quarts de finale. Il doit affronter Stéfanos Tsitsipàs qu’il a déjà vaincu cinq fois. Il réalisa sans doute l’exploit que ses fans souhaitaient de tout cœur : celui de vaincre Stefanos Tsistsipàs pour la sixième fois. Le rêve devint alors réalité, il s’imposa une fois de plus face au Grec.

La roue continue de tourner, il faut affronter l’Italien Jannik Sinner en demi-finale. Ce qu’il fait avec succès en cinq sets : (2-6, 6-3, 3-6, 6-4, 6-3). La suite, on la connait. Il vient à bout Alexander Zverer en juin 2024 en 4h19 min, en cinq sets : (6-3, 2-6, 5-7, 1-6, 2-6). À 21 ans, Carlos Alcaraz devient le plus jeune joueur de l’ère Open à avoir réussi l’exploit de remporter un titre du Grand Chelem sur trois surfaces différentes.

Bravo Champion !

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Les entreprises au pas de la technologie en Afrique

Chaque jour, de nouvelles machines, de nouveaux appareils nous sont proposés. Ceci, afin d’agrémenter notre environnement, notre existence. Mais pour qu’il en soit ainsi, il faut que certaines initiatives soient prises, pour nous aider à mieux comprendre ces prouesses technologiques. Ces initiatives sont mises sur pied par des entreprises. Celles-ci servent de véritable passerelle entre les constructeurs, et les utilisateurs.

Les entreprises nationales, premières actrices

Les multinationales, et surtout les entreprises nationales font de véritables campagnes de proximité. D’abord dans les autres structures, pour une bonne marche. Elles proposent la mise sur pied d’un réseau informatique au sein de leurs administrations. Elles offrent aussi des services d’installations et de maintenance des appareils électriques et électroniques.

Ensuite, elles permettent aux citoyens de découvrir les nouvelles technologies. Mais leur montrer ne suffit pas. Il y a au sein de ces entreprises, des techniciens et techniciennes spécialisés dans l’information.

Leurs différents modes d’approche

Comment ces structures locales procèdent pour mieux atteindre les citoyens ? Les entreprises locales jouent effectivement un rôle très important dans cette chaine de distribution.

Ce sont elles qui font justement le travail de fond. Après avoir reçu de leurs partenaires, elles distribuent les appareils à travers le pays grâce à leurs multiples agences. C’est ainsi qu’on voit des entreprises ayant deux ou trois agences dans une même ville. Et surtout, elles sont présentent pendant les foires nationales et internationales organisées à différentes périodes de l’année.

Au Cameroun, les villes telles que Yaoundé, Douala et Bafoussam sont les plus sollicitées compte tenu des activités économiques importantes qui s’y déroulent. Mais beaucoup de commerçants de l’arrière-pays y font aussi des allers-retours, afin de desservir leurs différentes villes. 

L’action des multinationales

Généralement, les multinationales  fournissent du matériel et équipements de marque. Elles offrent des partenariats aux entreprises locales, prônent le progrès et le développement durable pour tous. Parfois, elles sont simplement actives dans la structuration et la maintenance des systèmes dans les entreprises de grande envergure.

On peut citer au pas de course, comme action, la contribution à la mise sur pied des nouveaux types de sources d’énergie. Elles interviennent par exemple dans les projets d’énergie renouvelable et d’infrastructures pour le besoin du secteur public. Il arrive aussi qu’on les retrouve dans la distribution des appareils électroménagers, et plusieurs autres types d’appareils à caractère informatique.  

Elles sont très souvent basées dans de grandes villes. Au Cameroun, on en compte plusieurs dans la ville de Yaoundé et Douala : Schneider Electric, CFAO Infrastructure, les magasins Carrefour entre autres. Et ce n’est pas tout, elles organisent aussi des séminaires de formation.

Énergie Solaire (Crédit : Wikimedia Commons)

Les séminaires de formation

S’il y a autant d’engouement autour de la technologie, il y a certainement un procédé permettant aux techniciens de mieux asseoir leurs connaissances. Les connaissances ainsi acquises, on devient au fil du temps performant, et plus apte à expliquer aux utilisateurs « comment ça marche ». Voilà une façon de parvenir à être au pas de la technologie.

Entre partenaires, on s’invite, et on échange. Les figures de proue sont bien évidement des représentants des marques. Elles organisent de temps en temps des séminaires de formation et de renforcement de capacités. Parce qu’en technologie, comme dans beaucoup d’autres domaines sans doute, on a des innovations. Il faut donc se réactualiser par moment.  Alors, les entreprises locales envoient leurs techniciennes et techniciens suivre des séminaires afin de lieux maitriser :

  • La mise en route des machines nouvelles générations : il s’agit de pouvoir les mettre en marche une machine, dans un endroit recommandé, sans courir le risque de causer un accident, ou d’endommager ladite machine.
  • L’assemblage des appareils : certains appareils arrivent en pièces détachées, il faut pouvoir les assembler avec délicatesse et tact.
  • La sécurité des appareils. La durabilité des appareils dépend aussi des précautions à prendre pendant l’utilisation : il est très souvent recommandé d’utiliser des onduleurs, afin protéger les appareils des coupures brusques de courant. Encore faudrait-il connaitre quel type d’onduleur connecté à un appareil donné.
  • La mise à niveau, afin de maitriser un nouveau logiciel : un logiciel est un ensemble des programmes et des procédures nécessaires au fonctionnement d’un système informatique. A mesure où le temps passe, grâce à l’évolution technologique, de nouveaux logiciels sont mis sur pied. Il faut donc en prendre connaissance, afin de mieux comprendre les nouvelles fonctionnalités…

L’évidence

Il est évident que les programmes des séminaires sont si vastes qu’il serait prétentieux de pouvoir tous les dérouler ici. Mais il est important de le savoir, quiconque voulant mettre sur pied une entreprise technologique devra, pour un meilleur rendement, nouer des partenariats constructifs. Et, il ne faudrait pas l’oublier, chaque technicien se voulant performant, devra s’arrimer de temps en temps aux nouvelles donnes. Cela passe par des  séminaires de formation. En un mot, la formation continue est recommandée, si l’on veut être au pas de la technologie.

Une Afrique qui bouge est une Afrique qui gagne.


La lutte contre l’illettrisme en Afrique

Lutter contre l’illettrisme en Afrique reste un combat permanent. Parce que  selon certains experts,  il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine.  Hermann Labou est le représentant au Cameroun d’une plateforme de diffusions des œuvres jeunesse nommée Muna Kalati. Il a bien voulu nous édifier à ce sujet, car cela fait partie de leurs priorités.

Les missions de Muna Kalati

Hermann Labou dans les jardins du Monument de la Réunification. Crédit : Adelaïde Fouebou

Quelles sont les missions de Muna Kalati ?

Je commencerai par dire que Muna Kalati a été créée en 2017 par Christian Elongué qui vit aujourd’hui au Ghana. C’est un Média  qui s’est donné pour missions la promotion et la diffusion des œuvres jeunesse en Afrique. Ceci afin de valoriser la littérature jeunesse, et aussi de lutter contre l’illettrisme en Afrique.

 Le continent Africain est vaste. Et en Afrique on parle plusieurs langues. Comment comptez-vous y arriver ?

Dans un premier temps nous encourageons les auteurs dans la création, la production. Voilà pourquoi l’une de nos missions est la promotion des œuvres jeunesse. Ensuite, nous essayons d’étendre notre réseau. Nous avons à ce jour deux bases. L’une au Ghana qui s’occupe de l’Afrique Anglophone. Et l’autre ici au Cameroun qui s’occupe de l’Afrique Francophone.

Au delà de la plateforme

Pensez-vous que votre plateforme est accessible à tous ? Au-delà de la promotion des œuvres, que faites-vous d’autres ?

Effectivement, nous allons au-delà de notre plateforme. Nous avons par exemple un programme, celui des ambassadeurs  Muna Kalati. Il nous permet de travailler avec plusieurs personnes œuvrant dans la littérature jeunesse. Parce que c’est très important pour nous de collaborer avec les autres acteurs, et de les fédérer vers un même but.

Le but étant d’amener les enfants à s’intéresser davantage à la lecture et de lutter contre l’illettrisme vous voulez dire ?

C’est cela parce que la lecture instruit. Et si les enfants venaient à lire aussi par plaisir, un peu  comme on regarde un film, on aura marqué des points. Figurez-vous qu’un enfant sur dix en Afrique n’a pas accès au livre. Il faut que cela change. C’est la raison pour laquelle  nous souhaitons que d’ici 2040, le pourcentage de l’accès au livre en Afrique soit bien plus élevé.

Nous sommes ici au salon international du livre jeunesse et de la BD de Yaoundé (SALIJEY). Bien évidemment vous avez un stand. Vous menez bien d’actions sur le terrain visiblement ?

Naturellement, en dehors du SALIJEY, nous luttons chaque pour jour étendre davantage notre réseau mis sur pied il y a quelques années. C’est à travers lui que nous sommes arrivés à relever un challenge, celui de réaliser une base de données des œuvres  jeunesse de quelques pays Africains.

Les actions effectives

C’est une initiative uniquement de Muna Kalati, ou vous avez travaillé en collaboration avec d’autres associations ?

Nous y sommes parvenu grâce à Google News Initiative, un dispositif mondial lancé par Google qui vise à apporter un soutien financier aux organes de presse. Muna Kalati en a bénéficié. Et c’est grâce à ça que nous avons élaboré les bases de données. C’est l’occasion pour nous de remercier Google News Initiative.

Pouvons-nous connaitre les pays pour lesquels vous avez réalisé ces bases de données des œuvres jeunesse ?

(Sourire) Je vous les citerai avec plaisir. Nous avons la Guinée Conakry, le Bénin, le Sénégal, le Nigéria, le Ghana, la Gambie et je pense bien le Kenya. Voilà les pays sur lesquels nous avons travaillé. Et là ce n’est qu’une première phase. Nous continuerons car le travail est énorme.

Les actions au Cameroun

Les enfants venus participer aux activités ludiques et éducatives dans les jardins du Monument de la Réunification. Crédit : Adelaïde Fouebou

Depuis le début de notre entretien vous êtes focalisé à l’international. Qu’en est-il de vos activités sur le plan national, vous êtes bien représentant de Muna Kalati au Cameroun n’est pas ?

Tout à fait (sourire). Au Cameroun nous avons par exemple le programme « Lire pour guérir ». Ici nous pratiquons de la biblio-thérapie, des séances de lecture que nous organisons dans des centres des enfants défavorisés. Nous avons aussi le concept « Un dimanche, une famille ».

A quoi consiste-t-il ?

Il consiste à aller vers les familles, et à organiser avec elles des activités ludiques et éducatives à base des comptines africaines. Parce que ces comptines sont des ressources éducatives très importantes. Il y a un contenu linguistique très intéressent qui permet aux enfants de se familiariser avec la nature.

Vous devez certainement travailler en partenariat avec d’autres organismes ?

Bien entendu, nous travaillons d’autres organismes d’ici et d’ailleurs. On peut citer ici : Les éditions Akoma Mba et Andikra, Akamai Kids. Il y a aussi Saraaba éditions, Rawda Kids,  APIDCA, l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang entre autres.

Hermann Labou Phonéticien et Doctorant à l’Université de Dschang, représentant de Muna Kalati au Cameroun, nous vous remercions tout en vous souhaitant bonne route.

C’est moi qui vous remercie, bonne continuation à vous également.

Propos recueillis par Adelaïde Fouejeu Fouebou