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La lecture, véritable passion chez les Africains

La lecture en Afrique

Si vous voulez cacher quelque chose à un Africain, mettez-le dans un livre. Cet adage n’est plus tout à fait vérité d’évangile. C’est du moins ce que l’on apprend à travers Diara Ndiaye, dans l’une des éditions de son émission intitulé « Alors on dit quoi », sur RFI. En 2015, le site actualité.com nous révélait déjà qu’en Afrique, cinq millions des lecteurs lisaient les livres sur leur mobile.

On le constate donc clairement, si l’Afrique compte parmi ses enfants de grands écrivains, elle possède de plus en plus un lectorat remarquable. Et, les Africains ne lisent pas seulement les livres écrits par les Africains. Les écrivains étrangers puisent aussi leur lectorat en Afrique : les Africains sont devenus de férus de lecture.

Adulte aidant un enfant lors de la classe
Initiation à la lecture. L’aide des parents est primordiale (Crédit photo : iwaria.com)

Vulgarisation de la lecture :

Le 4 avril 2019, Diara Ndiaye publiait un podcast très intéressant de son émission intitulé « Alors on dit quoi » sur RFI. Dans ce podcast, elle va à la rencontre de Rita Droh, journaliste, et Mireille Tchonté, enseignante. Les deux dames, vivant en Côte d’Ivoire, ont décidé de mettre sur pied des initiatives innovantes. Elles se battent pour installer la lecture dans le quotidien des enfants.

Dans le même ordre d’idée, l’ONG les abeilles solidaires, créée en 2018 au Sénégal, œuvre pour appuyer le système éducatif et le développement des communes. Cet organisme a pour vocation de créer des bibliothèques solidaires au Sénégal. Amy Samb, fondatrice de l’ONG, parle également de son projet au micro de Diara Ndiaye.

On découvre tout au long de cette émission, que beaucoup de jeunes sont initié à la lecture par leurs parents. Les parents, eux-mêmes grands lecteurs, deviennent tout naturellement des exemples pour les enfants. Et cela se passe aussi bien en Côte-d’Ivoire, en Mauritanie qu’au Sénégal.

Les auteurs Africains

La littérature africaine est riche et variée. Depuis plusieurs décennies les auteurs ne cessent de marquer l’histoire à travers leurs œuvres emblématiques. Ils sont nombreux, ces pionniers de la littérature africaine dont on a longtemps parcouru les textes :

  • Camara Laye, l’enfant noir;
  • Mongo Beti, ville cruelle;
  • Ferdinand Léopold Oyono, le vieux nègre et la médaille …

Ils sont également nombreux, ceux qui continuent d’éclairer les esprits à travers leurs œuvres. Et quelques noms nous parviennent : Calixthe Beyala, Hemley Boum, wolé soyinka …

Les auteurs étrangers en visite en Afrique

Mais les Africains ne lisent pas seulement les auteurs africains. Les auteurs étrangers sont aussi connu dans les pays africains. Et cela se vérifie lors des salons du livre.

Le Cameroun a jusqu’ici organisé trois fois le salon internationale du livre à Yaoundé (2013, 2016, 2018). Et la présence des auteurs étrangers a été remarquée. Aller à la découverte du livre rentre donc de plus en plus dans nos habitudes en Afrique.

Lors de la première éditions du salon international du livre de Yaoundé qui a eu lieu du 05 au 07 décembre 2013, Gaston Kelman avait été l’une des plus grande attraction. On y a enregistré environs 3000 visiteurs.

Mais en 2016, lors de la deuxième éditions, le nombre de visiteurs est passé du simple au double : 15 000 visiteurs. Avec en prime, la présence très remarquée des auteurs étrangers tels que l’américain Eddy L. Harry, la belge Marie Wabbes.

La troisième édition en 2018 a également drainé les foules.

Et, il arrive que l’Institut français du Cameroun programme les auteurs étrangers. Ce n’est donc pas seulement lors du salon du livre que l’on peut voir un auteur étranger au Cameroun. Les Africains, les Camerounais en particulier, sont des passionnés du livre.

Pourquoi lisent-ils ?

Lire fait du bien, disent-ils. Ils lisent des livres mais aussi des journaux.

La lecture permet d’apprendre. Elle peut également servir à découvrir les différentes cultures à travers le monde. La lecture permet de rentrer dans le modernisme, de découvrir les nouvelles technologies, la science…

La lecture, véritablement passion chez les Africains, n’est donc pas qu’un slogan. 

Si on prend le cas du Cameroun, on constatera que les Camerounais s’adonnent de plus en plus à la lecture. C’est un changement positif dans les habitudes. Un nouveau vent qui souffle à travers les villes du Cameroun, ce n’est que de bon augure.

La lecture, véritable passion chez les Africains, on ne fait pas que le dire. Les indices le démontrent.

Quelques indicateurs dans la ville de Yaoundé

La ville de Yaoundé compte quelques anciennes librairies connues de tous.

Nous avons la librairie des éditions Clés. Il est peut-être important de dire que les éditions clés ont été créées lors de l’assemblée générale constitutive tenu à Yaoundé du 8 au 12 octobre 1962.  Nous avons la librairie Saint-Paul. On citera également la librairie des Peuples noirs, celle des éditions l’Harmattan, toutes situées pratiquement au centre-ville. Mais il en existe désormais de nouvelles.

On peut citer la librairie Nouguima, situé au marché Mokolo, la librairie Tal Computer située au quartier Biyem-Assi, la librairie Chrétienne les champions, située au quartier Elig-essono. Les habitants de la ville de Yaoundé peuvent ainsi se vanter d’avoir  des librairies à proximité.

Et, sur ce plan, Douala ressemble un tout petit peu à Yaoundé.

Quelques indicateurs  dans la ville de Douala

A Douala, nous avons la librairie papeterie Camerounaise (LIPACAM). C’est  l’une des librairies les plus anciennes, elle a été créée en 1963. Messapresse y impose aussi sa loi depuis plusieurs décennies. Et, tout comme à Yaoundé, un lectorat de plus en plus varié, constitué des jeunes, moins jeunes et séniors y discutent de livres.

Les nouvelles librairies aussi sont nées dans la ville de Douala, et se battent pour s’accaparer ce lectorat-là.

Et, quelques-unes de ces librairies ont attiré notre attention. Il s’agit de la librairie professionnelle située au quartier Bali, qui propose les livres de développement personnel. Il y a aussi Camer Bookstore, situé au quartier Deido, et très présent sur les réseaux sociaux. On n’oublie pas la FNAC nouvellement installée à Douala qui propose des livres variés. La liste est bien longue.

On a pas pour seuls indicateurs les librairies. L’existence des bibliothèque dans les grandes ville montre à souhait que les Africains lisent.

Ces bibliothèques sont très visités des grandes villes

Il s’agit des bibliothèques de l’Institut français de Yaoundé et de Douala. Beaucoup d’autres représentations diplomatiques offrent à lire au sein de leurs institutions. Ce qui donne la possibilité aux Camerounais d’apprendre les langues étrangères.

Un autre joyau est arrivé il n’y pas très longtemps : la bibliothèque de la Cène littéraire.

Ledit joyau est situé à la rue Foé (Essos) à Yaoundé. On peut y consulter plusieurs types d’ouvrage. C’est tout nouveau, c’est tout beau. Et ce n’est pas le tout premier joyau de la ville. Nous avions déjà au quartier Mimboman le CLAC (Centre de lecture et d’animation culturelle) fondé en 2007.

L’accès dans des bibliothèques est-il totalement gratuit ? Certainement pas.

Conditions d’accès dans des bibliothèques

Au Cameroun, les frais d’adhésion dans une bibliothèque varient entre 2 000F CFA et 10 000F CFA, selon que l’on soit jeune, étudiant ou adulte. L’abonnement est annuel. Evidemment, il peut arriver par une circonstancielle particulière, qu’un abonnement soit gracieusement offert.

La lecture au-delà du Cameroun

Bibliothèque nationale du royaume du Maroc
Bibliothèque nationale du royaume du Maroc, créée en 1926 est située à l’avenue Ibn Khaldoun Agdal Rabat . (Crédit photo : Wikimedia commons)

On retrouve aussi dans ces autres grandes villes africaines, les Instituts français et, les centres culturels d’autres représentations diplomatiques. Il est également important de noter que nombreux sont ces pays africains qui possèdent des bibliothèques nationales. Celle du Cameroun est située à Yaoundé.  En Côte d’Ivoire, la Bibliothèque nationale se trouve à Abidjan, capitale économique. Le Sénégal en possède aussi une, en plein Dakar.

Au Maroc, la bibliothèque nationale du royaume est située à l’avenue Ibn Khaldoun Agdal Rabat. Celle de Tunisie se trouve en plein cœur de Tunis, non loin de la mosquée Zitouna. Quant à l’Egypte, elle possède plusieurs bibliothèques. La plus ancienne de ses bibliothèques modernes, Dâr Al-Kutub, située au Caire, été fondée en 1870…

La lecture passionne de plus en plus les Africains. Et beaucoup vont bien au-delà de la fréquentation des bibliothèques publiques. Ils possèdent des bibliothèques personnelles. Comment pouvait-il en être autrement ? Lorsqu’on prend l’habitude de lire, on finit par avoir sa propre bibliothèque.

Lire et inviter à lire

Les personnes aimant la lecture ne se limitent pas qu’à lire. Ils lisent et invitent aussi à lire.

Armelle Touko, fondatrice des éditions Adinkra, a mis sur pied une idée efficace, amenant  des jeunes à parcourir les livres. C’est le concept « 100 petits écrivains ». 

Elle organise des ateliers d’écriture avec des tous petits les initiant non seulement à la lecture, mais aussi à l’écriture.

L’écho de cette action est allé bien loin, si bien que Nathalie Amar en a parlé  le 17 mars dernier sur RFI, à travers un échange avec Ulrich Talla Wamba, Directeur exécutif de l’Observatoire africain de l’édition (OAPE).

Et ce n’est que de bonne grâce, car la lecture enseigne, instruit et édifie.

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture.


Réchauffement climatique, l’impact dans les océans

Les effets négatifs du réchauffement climatique ne touchent pas uniquement les forêts. Ils affectent aussi les océans, leur impact à ce niveau est mesuré et alarmant. Bien sûr, il faut reboiser la terre, nul n’en disconvient. Mais cela ne suffit pas. Il faut également assainir les fonds marins. Les océans ont aussi besoin de notre attention.

L’océan a bel et bien une place de choix dans la vie terrestre. Selon les scientifiques, plus de 70 % de la surface de la terre est recouverte d’eau. Selon l’ONG Greenpeace, cette eau joue un rôle extrêmement important dans le bilan thermique de la Terre. Les océans absorbent l’excès de chaleur de l’atmosphère et l’emmagasinent.

Toujours selon Greenpeace, nos océans stockent aussi du Co2. Ils en stockent bien plus que l’atmosphère et la biosphère terrestre réunies. Jusqu’à présent, les océans ont absorbé plus de 80 % de la chaleur que nous avons ajoutée au système climatique. Ajoutons à cela environ un tiers de co2 produit par l’homme et réchauffé à une profondeur de 3 000 mètres. Le rôle des océans est donc essentiel !

Comme Greenpeace, plusieurs autres associations se bougent pour protéger l’océan, rejoignant ainsi l’action de l’ONU (Organisation des Nations Unies). L’une des missions de l’ONU, c’est de protéger la biodiversité. C’est la raison pour laquelle la Journée mondiale de l’océan a été créée par les Nations Unies. C’était à l’occasion du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, au Brésil en 1992.

Parmi les associations qui agissent pour protéger la Terre, on peut citer :

La liste est bien longue. La situation est alarmante, il est temps d’agir.

COP 21 à Paris, conférence sur le réchauffement climatique (Image: Wikimedia Commons)

Pourquoi faut-il agir immédiatement ?

Nous devons agir parce que le réchauffement de l’eau a de graves conséquences : les poissons mammifères migrent vers les pôles, par ailleurs beaucoup de coraux ne peuvent pas supporter la chaleur et meurent. Cette chaleur supplémentaire fait fondre les calottes glaciaires aux pôles. Et cela cause la montée du niveau des mers. Les régions côtières se trouvent donc ainsi inondées et, des millions de personnes se retrouvent sans abris. C’est ce qu’on appelle des réfugiés climatiques. Voilà quelques conséquences du réchauffement climatique liées aux océans.

Comment en est-on arrivé là ?

Le réchauffement climatique peut avoir plusieurs origines. La principale cause du réchauffement climatique est l’effet de serre augmenté. L’effet de serre additionnel provient des activités humaines qui entraînent l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère. L’utilisation massive de combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole), la déforestation, l’élevage et l’agriculture intensifs sont les principaux responsables de l’effet de serre additionnel (augmentation des gaz à effet de serre). L’effet de serre augmenté provoque inévitablement une élévation de la température à la surface de notre planète.

Nous avons aussi les déchets d’hydrocarbures, dû à l’activité industrielle. Dans leurs activités, les industries rejettent les produits chimiques qui affectent considérablement l’atmosphère, les eaux et les nappes souterraines.

Que disent les chiffres ?  

Les chiffres sont alarmants.

Sophie Chaudey nous en donne un aperçu, dans un article du magazine 30 millions d’amis et d’animaux-online: « Huit millions de tonnes, c’est ce que représentent les déchets plastiques abandonnés chaque année dans les océans, faisant des ravages sur la faune marine, ainsi que sur l’économie de la pêche et du tourisme… » 

Et selon le Nations unies, la pollution par le plastique coûte à l’océan 1 million d’oiseaux de mer et 100 000  mammifères marins par an. Ces chiffres nous interpellent.

COP23 BONN 2017 (Image : Wikimedia Commons)

L’action des médias est à encourager

Plus les médias parleront de la pollution et du réchauffement de la planète, plus l’humanité se sentira interpellée. 

Mathieu Vidard, journaliste à France Inter, s’est intéressé aux fonds marins. Le présentateur de La terre au carré a tendu son micro à un scientifique, Pierre-Henri Sarradin, responsable de l’unité environnement à l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer). Pendant cet entretien, le scientifique a révélé qu’on a retrouvé du plastique à 7 000 mètres de profondeur. Cette révélation donne à réfléchir.

Réussirons-nous à lutter efficacement contre le réchauffement climatique et à sauver la planète ?

Nous le devons et nous le pouvons. Si les déchets radioactifs venaient à être réduits, les sols seraient moins détruits. Et la verdure réapparaitrait, même dans les zones jadis arides. Les océans auraient ainsi moins de chaleur à absorber. Aussi, nous n’aurions plus de hausse de température, ni sur la terre ferme ni dans les océans. La végétation, les faunes terrestres et marines se verraient ainsi protégées et épargnées.

Limitons donc la production (et l’utilisation) des plastiques et des produits chimiques, arrêtons d’utiliser des combustibles fossiles, oublions l’élevage et l’agriculture intensifs et arrêtons de déboiser nos forêts. Nous sauverons la terre et les fonds marins.


Littérature africaine, ces auteurs qui se font remarquer

La littérature africaine fait parler d’elle à travers le monde. C’est un secret de polichinelle. Beaucoup d’auteurs se font remarquer. Les ainé(e)s ont montré un exemple et les cadets suivent. On compte de nos jours en Afrique plusieurs auteur(e)s émergent(e)s, se confirmant petit à petit.

Littérature Africaine (Image : waria)

Des auteur(e)s dynamiques

En Afrique, jeunes et moins jeunes aimant la littérature se regroupent dans les clubs et associations. Au Cameroun, on a une association très célèbre : le Cercle littéraire des jeunes du Cameroun (CLIJEC). Une association légalisée le 7 avril 2014 à Yaoundé.

Les membres de cette association se rencontrent régulièrement pour lire des textes et des poèmes, ou présenter un extrait de leurs œuvres personnelles. On compte dans cette association plusieurs jeunes auteurs dont Cyrille Yomi, Gildas Douanla, Doris Ngo Nsang, Karolyn Kouakap …

Au fait, de quoi parlent-ils dans leurs livres ?

Ils parlent de leur quotidien, de leurs rêves pour l’Afrique. Ils parlent d’histoire, de science, d’amour et de philosophie.  Ce sont de jeunes ambitieux qui voudraient contribuer au développement à travers leurs écrits.

Sont-ils lus et écoutés ?

Ils ont certainement des lecteurs, puisqu’il leur arrivent quelques fois de s’exprimer dans les médias. Ils parlent aussi de leurs œuvres sur les réseaux sociaux, y publient des extraits. Certains sont déjà auteurs de plusieurs livres.

Naturellement, s’ils sont lus, ils ne sont pas lus autant que leurs ainés africains Alain Mabanckou, Abdourahmane Waberi, Fatou Diome, Leonora Miano …

Ont-ils (elles) des difficultés en tant qu’auteur(e)s ?

Des difficultés, ils en ont.

L’une des difficultés les plus évidentes, c’est de trouver une maison d’édition qui leur fasse confiance, sans leur demander des frais d’éditions. 

Ils n’ont pas assez d’argent. C’est donc avec beaucoup d’efforts qu’ils parviennent à organiser un festival, à donner une conférence. Quelques fois, des personnes de bonne volonté leurs apportent quelques contributions.

Mais l’équation est parfois très difficile à résoudre.

Il arrive très souvent qu’après avoir payé les frais de location du local et de logistique, il faille payer les frais de taxi du journaliste invité à couvrir l’évènement.

Raoul Djimeli, président du CLIJEC a souligné certaines de ces difficultés dans un entretien accordé à Acèle Nadale.

Entre travail et reconnaissance, des efforts sans doute sont à fournir

Malgré les difficultés, il faut y croire. Il faut poursuivre ses rêves. Beaucoup d’auteur(e)s africain(e)s sont connus à travers le monde grâce à leurs œuvres. C’est aussi vrai que plusieurs autres ne sont pas édités par des grandes maisons d’éditions.

Peut-être devraient-ils se remettre en question ceux-là et, revoir leurs styles rédactionnels ? Mieux maitriser la grammaire et ses syntaxes ? Il ne suffira certainement que de persévérer, et on se verra admis un jour parmi les meilleurs.

Le livre numérique (Image : Wikimedia commons)

Les exploits de certains auteurs

Salon du livre Paris (image : Wikimedia commons)

À propos du style rédactionnel, on compte de plus en plus en Afrique d’auteur(e)s ayant un très bon style. Ils ont sans doute compris que pour mieux coucher les lettres, il faut maitriser la grammaire et tous ses contours.

Ils l’ont compris, et voilà la liste des grands noms de la littérature africaine qui ne cesse d’ailleurs de se rallonger. Gladys Marivat (collaboratrice du Monde des livres) en a cité quelques-uns dans un article publié le 18 septembre dans le journal Le Monde.

Elle soulignait déjà que les auteurs Africains, confirmés ou débutants, marqueront la rentrée littéraire 2021.

Cette collaboratrice du Monde des livres nous a parlé des titres très attendus.

Elle a cité La porte du voyage sans retour de David Diop publié aux éditions du Seuil. L’homme n’est pas à son premier essai :

« Il a fait parler de lui trois ans plutôt avec son livre intitulé Frère d’âme. Ce livre lui a valu plusieurs prix littéraires : le prix Goncourt des Lycéens 2018, et le prix Kourouma 2019. »

Gladys Marivat nous a également fait une esquisse, en nous présentant le phénomène Mohamed Mbougar sarr.

C’est un jeune auteur Sénégalais, dont le nouvel opus intitulé La plus sécrète mémoire des hommes (éditions Philippe Rey) est retenu cette année dans quasiment toutes les premières sélections des prix littéraires. On n’oublie pas Isabela Figueiredo et son livre intitulé  Grandir au temps du colonialisme. 

La liste de la sélection du Monde Afrique est bien longue.

L’Afrique n’a sans doute pas encore fini de parler d’elle.


La Covid-19 : une « pandémie de l’ombre »

La Covid-19 n’est pas la toute première grippe, à avoir inquiété le corps médical. La grippe espagnole en 1918, causée par le virus de la grippe A(H1N1) fit parler d’elle.  Mais le coronavirus aura aussi fait couler beaucoup d’encre et de salive. Et, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, ancienne Vice-Présidente de l’Afrique du Sud et Directrice exécutive de l’ONU femmes, n’a pas hésité à qualifier cette maladie de « pandémie de l’ombre ».

Au fait, qu’est-ce qu’une « pandémie de l’ombre ? »

Quelques explications

Pour mieux le comprendre, nous allons procéder pas à pas. Lisons d’abord cet avertissement des Nations Unies passé presque inaperçu. Avertissement relevé par Sandrine BERTHAUD-CLAIR dans le journal Le Monde (sans publicité) :

En septembre 2020, les Nations Unies prévenaient que trente ans de progrès remarquables en termes de santé maternelle et infantile risquaient d’être réduits au néant par la crise sanitaire du nouveau coronavirus.

Les Nations-Unies soulignaient donc en ce moment-là, que la crainte d’être contaminé sur les lieux de consultation, perturberait fortement l’accès aux soins. Et cela se vérifie bien.

Car, on peut le constater aujourd’hui, les limites aux déplacements ont causé les problèmes d’approvisionnement en médicaments, vaccins, contraceptifs et matériels médicaux. Voilà donc l’autre type de ravages causé par le coronavirus.

Quelques dons pour lutter contre la Covid-19. Crédit photo: Wikimedia Commons

L’insuffisance des soins chez les enfants malades

Nous référant une fois de plus au journal Le Monde :

Il est indiqué que le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont mené des enquêtes. Il en ressort qu’il a eu d’importantes perturbations des services de santé essentiels dans plus des deux tiers des pays du monde en 2020.

On parle de 63% de baisse du suivi pré et postnatal, une prise en charge des enfants malades et en malnutrition réduite de moitié.

Voilà donc où nous a mené le coronavirus. Et tous ces ravages passent parfois inaperçus. Les médias étant plus fixés sur le nombre de malades, des personnes hospitalisées et les politiques de distanciations. Ce qui n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, cela nous renseigne sur le niveau l’évolution ou de régression de la maladie.

Mais le coronavirus a une face cachée qu’il faut aussi combattre.

Ce que disent les statistiques

Nous le savons bien, en trente ans, la santé maternelle et infantile a connu des avancées considérables dans le monde. Le nombre de décès de mères et d’enfants de moins de 5 ans est ainsi passé de 12,5 millions en 1990 à 5,2 millions en 2019, son niveau le plus bas. Selon l’UNICEF, l’Afrique a bien profité de ce progrès, réduisant ce taux de décès de 43%.

Alors, comment ne qualifierait-on pas de « Pandémie de l’ombre », une maladie, qui  dans ses ravages, apporterait autant de perturbations dans un système de santé en pleine évolution ?

Cette pandémie a posé des problèmes de continuité pour la santé maternelle et infantile. On compte jusqu’à 50% du personnel  dans les centres de santé de base absents pendant la crise. Ce qui a amené à fermer pendant quelques temps certains services, comme le planning familial.

Et, si on ajoute à cela la réaffectation d’une partie du personnel de ces centres à la riposte contre le coronavirus au détriment des consultations classiques, on peut comprendre  à quel point le tort causé a été grand.

A ce sujet justement, selon l’UNICEF, plusieurs pays Africains ont été particulièrement touchés par cette désorganisation.

Les points focaux

Consultation dans un centre de santé. Crédit photo: Wikimedia Commons

Les politiques de distanciation c’est bien, le port du masque aussi. Mais, les femmes et les enfants doivent passer en premier. Nous ne devons pas perdre les acquis, encore moins les objectifs fixés :

« La réduction du taux de mortalité maternel et infantile. Le système de santé doit être renforcé ».

Et, dans cet ordre, nous rejoignons Sandrine Berthaud-Clair, les acteurs de la santé, l’UNICEF et les Nations Unies aussi dans ce constat.

La pandémie a relevé la fragilité des systèmes. Elle nous a rappelé une évidence. Elle nous a rappelé qu’aucun pays ne peut prétendre au développement durable s’il ne s’investit dans la santé de sa population, et d’abord celle de ses femmes et de ses enfants.

Nous le savons tous, il faut assurer l’avenir des enfants. La jeunesse c’est le fer de lance d’une Nation. Et on ne peut le faire sans assurer la santé des femmes. Car la femme c’est la mère, l’éducatrice, la compagne, la partenaire, la bonne amie…

La femme est une actrice très importante du le développement  à travers le monde. Il n’est donc pas question qu’une pandémie, fut-elle de l’ombre, viennent entraver sa santé, son évolution.

Luttons contre le coronavirus, mais n’oublions pas de préserver nos acquis.


Comment peut-on protéger notre environnement ?

La protection de l’environnement reste une véritable préoccupation dans le monde. Cela dit, protéger l’environnement est une lutte permanente. C’est une lutte d’une très grande importance et un véritable défi à relever.

Qu’est-ce que l’environnement ?

On peut définir l’environnement de plusieurs façons :

L’environnement, c’est l’ensemble des éléments qui entourent un individu ou une espèce. C’est l’une des définitions.

Une autre définition indique que l’environnement est l’ensemble des conditions naturelles et culturelles, susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines. Et, selon la science, l’environnement est composé d’éléments minéraux (air, eau, roches…), et d’élément vivants (faune, flore).

Crédit photo : Wikimedia Commons

Les exigences environnementales

Avant de nommer les exigences environnementales, il est important de souligner que notre environnement dépend aussi des conditions métrologiques.  

Cependant, quel que soit le point de la terre où ils peuvent se trouver, les êtres humains ont les mêmes besoins. Ils réclament, pour leur santé, les mêmes exigences environnementales. On peut en citer quelques unes :

  • L’air pur
  • Un soleil doux
  • De l’eau potable
  • De la nourriture saine
  • Une bonne végétation et la protection de la faune

Voila pourquoi il est important de préserver l’environnement, si on veut bien respirer et s’alimenter correctement, si on veut s’abreuver convenablement et profiter des rayons du soleil.

La pollution

La respiration est le propre de tous les êtres. Malheureusement, l’air que nous respirons est souvent pollué par différentes sources naturelles (pollens, poussières, moisissures).

Nous remarquerons que la pollution de l’air est aussi causée par les activités de l’homme, tels que les activités domestiques, le trafic routier, les activités industrielles.

Le travail élogieux des organismes et institutions

Voici une image de la Conférence Islamique des ministres de l’environnement. (Crédit photo : Wikimedia commons)

Dans cette action de lutte pour un environnement meilleur, certaines institutions attirent l’attention des uns et des autres. Le programme des Nations Unies pour l’environnement par exemple, indique les menaces graves pour la planète.

Il parle de changement climatique, du taux d’extinction de certains animaux et végétaux. Il souligne aussi qu’un autre défi consiste à bien alimenter la population mondiale, de plus en plus croissante.

Et, dans cet élan, la Cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a eu lieu du 22 au 26 Février 2021 à Nairobi, au Kenya. Le thème : « Renforcer les actions en faveur de la nature pour atteindre les objectifs de développement durable. »

C’est dire, à quel point nous sommes tous concernés. Car le développement durable regroupe trois grandes dimensions complémentaires : les dimensions sociales, économiques et environnementales.

Cela dit, les agriculteurs ne doivent plus pratiquer l’agriculture sur brulis. Elle contribue à appauvrir les sols. Mais cela ne suffit pas. Ils doivent planter des haies d’arbustes aux abords des champs.  Ces baies créent ainsi des bocages, qui limitent l’érosion des sols.

Dans les villes, on recommande de canaliser les eaux et de les traiter. Il est donc fortement déconseillé d’en déverser directement dans la nature. L’utilisation des plastiques biodégradables est de règle. Et les déchets produits par les ménages doivent être triés et classés, en vue d’un éventuel recyclage. Il faut sauver la planète, et chacun doit apporter sa petite touche.

Une image de la place fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. (Crédit photo : Wikimedia Commons)

Les activités économiques et industrielles

Il est impossible de dénier les activités économiques et industrielles, car elles contribuent grandement au développement. Mais on peut limiter la production des gaz à effet de serre très nocifs pour la santé, par l’utilisation des énergies renouvelables. Au fait, qu’est-ce que les énergies renouvelables, quel est leur rôle ?

Quelques énergies renouvelables et leur rôle

Fournies par le soleil, le vent et la chaleur de la terre, les chutes d’eau et les marrées ou encore la croissance des végétaux, les énergies renouvelables n’engendrent pas de déchets ou n’en produisent que très peu.

Ce sont donc des énergies qui participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère. On peut citer quelques-unes de ces énergies :

  • La biomasse, qui comprend trois principales familles : la biomasse solide, le biogaz et les biocarburants
  • La géothermie : c’est l’exploitation de la chaleur stockée dans les sous-sols
  • L’architecture bioclimatique : c’est un mode de conception architecturale, qui consiste à trouver le meilleur équilibre entre le bâtiment, le climat environnement et le confort de l’habitant
  • Le solaire photovoltaïque : il provient de la conversion de la lumière du soleil en électricité au sein de matériaux semi-conducteurs, comme le silicium, ou recouverts d’une mince couche métallique
  • L’hydroélectricité : c’est la production d’électricité par captage d’eau.
Ici, une image très parlante de la place de l’environnement / Moknine, juin 2017. (Crédit photo : Wikimedia Commons)

Les efforts à fournir

Nous pouvons donc, chacun à son niveau, contribuer à la protection de l’environnement.

Et, avec un peu d’effort et l’aide des États et des investisseurs, les énergies renouvelables pourront couvrir un pourcentage élevé de la consommation d’énergies mondiale.

Qui ne rêve pas d’un environnement meilleur ?

Beaucoup d’hommes et de femmes le disent bien, ils veulent de l’air pur, de l’eau potable. Ils veulent une bonne alimentation. Bref, ils vous diront qu’ils veulent un meilleur cadre de vie.

Vivement que leurs vœux soient exaucés.


Le travail des enfants, un mal à guérir

Cette question du travail des enfants n’est pas spécifique à un seul pays. Elle se pose dans beaucoup de pays dans le monde. Voilà pourquoi, des règles à ce sujet ont été établies, et doivent être respectées.

Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail), le travail des enfants constitue une violation des droits fondamentaux de l’homme. Et, il est même démontré qu’il  est un frein à leur développement, ce qui peut entrainer des lésions physiques ou psychologiques.

Au fait, qu’est-ce que le travail des enfants ?

Toutes les tâches effectuées par des enfants ne sont pas considérées comme du « travail d’enfants ». Cela dit, on peut bien amener son enfant à se laver seul, dès la préadolescence.

Apprendre à son enfant à dresser son lit, faire la lessive ou la vaisselle ne serait donc pas un péché. Bien au contraire, devenu grand, il pourra se prendre en charge, et s’occuper des plus jeunes le cas échéant.  Ce n’est donc pas cette façon d’occuper les enfants pendant le week-end qu’il s’agit.

Il s’agit d’une autre forme de travail. Et, comment définit-on cet autre travail?

Le travail dont il question ici, est la participation des personnes mineures à des activités à finalités économiques et s’apparentant plus ou moins fortement à l’exercice d’une profession par un adulte.

Les enfants pêcheurs (Image: Wikimedias Commons)

Conséquences du travail des enfants

C’est un mal et il doit être guéri, parce que les enfants qui travaillent sont exposés à plusieurs maux :

  • Ils sont encore fragiles, et par conséquent ne doivent pas exercer de très grands efforts au risque d’avoir des malformations physiques, ou d’être victimes d’accidents,
  • Les jeunes enfants peuvent tomber malade à cause de leur santé fragile,
  • Ils se frottent à certains adultes qui ne sont pas toujours de bons exemples à suivre
  • Le fait de pouvoir gagner très tôt l’argent les amène parfois à ne plus faire de longues études, ce qui est un frein pour eux même, leur famille et la nation.

S’il est vrai que l’apport journalier des enfants peut aider dans les familles à revenus modestes, il est également vrai que cela ne les avance pas beaucoup. En effet, les enfants qui travaillent ne sont généralement pas assurés. Conséquence: lorsqu’une maladie survient, la famille a du mal à s’en sortir.

On voit dans des chantiers des enfants porter du sable et du gravie. Cela peut causer une malformation physique. Le fait de se frotter aux adultes ne contrôlant pas leur langage, peut les entrainer vers la dépravation.

Gagner de l’argent très tôt, éloigne parfois des études. Cela n’aide pas à baisser le tôt d’illettrisme, surtout en Afrique Subsaharienne.  Et, cela obstrue le rêve de ces familles dites pauvres, de voir leurs enfants travailler dans de grandes institutions plus tard, et d’avoir des salaires décents.

Observations évidentes

On peut donc par cette observation rejoindre l’OIT, qui pense qu’il existe un lien étroit entre la pauvreté et des ménages et le travail des enfants. Et, que le travail des enfants perpétue la pauvreté de génération en génération en les tenant à l’écart de l’école, et en limitant leurs possibilités de promotion sociale.

Alors chers parents, même si la convention N° 138 de l’OIT fixe à 15 ans l’âge minimum d’admission à un emploi, il n’est pas conseillé d’envoyer son enfant dans la rue ou dans les chantiers, sous le prétexte qu’il peut déjà se débrouiller.

Autre option

Si on n’a pas les moyens de payer de longues études à ses enfants, il existe des centres de formations professionnelles qui offrent des formations d’un ou de deux ans selon la filière.

Ces centres forment les adolescents, et des adultes dans le besoin. Les apprenants y sont encadrés et bien suivis. Cela permet à certains jeunes, d’avoir un travail décent, et d’être productif dès la fin de l’adolescence.

Éduquer un enfants c’est le préparer à un bel avenir. (image: Wikimedias Commons)

Ce qui est à bannir

Le plus difficile c’est de voir les enfants de 10 à 12 ans dans les chantiers, en train de porter le sable. Ou encore, de les voir dans la rue en train de vendre des bonbons, des mouchoirs ou des fruits. Ils sont ainsi nombreux à travailler pendant les weekends et les vacances. Les habitants de Yaoundé et de Douala particulièrement, sont habitués à ce triste spectacle.

Et quand on sait que dans la rue il y a l’alcool, il y a la drogue, on a bien peur pour ces enfants-là. Il faut faire quelque chose, il faut dénoncer.

Des solutions

Heureusement, certaines ONG s’occupent autant qu’elles peuvent, de ces enfants issus des familles modestes, en leur aidant à payer leurs études.

Mais cela ne suffit pas. Les états Africains gagneraient à créer plusieurs centres de formations subventionnés, pour aider les enfants issus des familles modestes.

Amener les enfants à effectuer de temps en temps les travaux domestiques pendant le weekend, ou pendant les vacances, contribue à leur développement. Mais, les envoyer dans les chantiers ou dans la rue c’est courir un grand risque. Et, c’est ce type de risques qu’il ne faut pas courir.

Il faut former les jeunes. Car, un jeune qu’on forme aujourd’hui, sera un adulte responsable de demain.


Les jeunes chefs d’entreprises Africains

Il est de plus en plus courant de voir en Afrique, des jeunes ayant décidé d’entreprendre, et ce dans des domaines variés. Il sont jeunes, mais déjà chefs d’entreprises. Ils sont à la tête des petites structures, des boutiques, qui sont en fait des magasins de stockage de marchandises, destinées à être écouler vers d’autres lieux.

Au Cameroun, on en compte plusieurs. Beaucoup de marchandises sont stockées à Douala et à Yaoundé, le temps de transiter ailleurs.

Les initiatives

Ces jeunes sont aussi propriétaires des ateliers de fabrications et de réparations d’objets métalliques, tels que les fenêtres et les portes. Ils offrent également des services informatiques tels que le traitement de texte, l’installation des programmes.

Les bonnes réalisations en réseau informatique, autant que dans d’autres secteurs d’activés comptent. Il faut satisfaire et fidéliser les clients. ( Crédit: Wikimedias Commons)

Les différents niveaux d’études

N’allez donc pas penser que ce sont tous des jeunes qui n’ont pas fait de longues études. Il y a parmi eux,  plusieurs personnes ayant un parcours académique élogieux.

Beaucoup parmi eux sont diplômés de grandes écoles. Seulement, ce sont des jeunes qui se voient plus employeurs qu’employés. Ils ont donc décidé de mettre sur pied leurs propres projets, pour contribuer à leur manière, à l’évolution de leur nation. 

La tâche est ardue, ils le savent. Seulement, ils pensent qu’il faut oser, et travailler avec force, pour atteindre ses objectifs.

Les échanges entre professionnels

Très souvent, les pionniers dans leurs différents  secteurs d’activités leurs sont d’un grand secours. Et ce, pendant des séminaires de formation, des colloques, et des salons. Ces rencontres leur apprend à vendre leur savoir-faire avec tact et professionnalisme.

Ils le savent, les premiers mois en temps qu’entrepreneurs comptent beaucoup.

Les premières commandes de marchandises, les  premiers chantiers qu’ils parviendront à gagner, auront la même valeur que les premiers mois de stage pré-emploi de leurs promotionnaires ayant choisi de travailler dans des grandes compagnies. C’est par là qu’on les jugera.  Alors, ils devront donner le meilleur d’eux-mêmes.

Une collaboration franche pour le bon fonctionnement de l’entreprise. (Crédit: iwaria.com)

La mise sur pied des entreprises

Les nouveaux entrepreneurs ayant des capitaux se lancent tout de suite, recrutant simplement quelques employés.

Ceux n’en ayant pas assez, créent des groupes de deux ou cinq personnes. Chaque partenaire a pour rôle d’apporter évidement son savoir-faire, mais aussi une contribution financière. Cet apport financier servira à l’acquisition d’un local professionnel.

Ce deuxième cas de figure demande la mise sur pieds de quelques préalables, de s’accorder sur le mode de gestion entre autres, avant de se lancer dans les activités proprement dites.

Toutes ces initiatives ne sont pas toujours des réussites automatiques. Parfois ces jeunes-là traversent des difficultés. Mais, ce sont des expériences qui les amènent le plus souvent, à mieux appréhender le monde du travail.

C’est ainsi qu’on voit naître, aux côtés des grandes entreprises :

  •  Des petites entreprises de communication
  • Des petites entreprises de distribution
  • De petits ateliers offrant des services dans les secteurs informatique et industriel.

Les différents champs d’action

Il faut se mouvoir,  il faut garder le cap. Parce qu’au-delà de tous ces séminaires auxquels ils assistent de temps en temps, il y a des marchés à gagner par des efforts personnels, et des travaux à exécuter. Et, quand on sait que la véritable victoire, c’est le travail bien fait, parce qu’un client satisfait revient, on se donne pour devoir de bien s’appliquer.

Les grandes villes étant tenues par les très grandes entreprises aux grands capitaux, les cibles principales de ces jeunes, restent donc les habitants des villes secondaires, et des villages. Ils leurs vendent des produits manufacturés, mettent à leurs services des compétences en maçonnerie, plomberie et installations sanitaires, électricité ; en froid et climatisation.

Ils passent alors leurs messages à travers des prospectus qu’ils distribuent autant que possible, dans des villages différents. Et, lorsqu’un marché est conclu, on s’installe pendant une certaine période en campagne, le temps de le réaliser.

Même avec leurs petits moyens, ces jeunes parviennent à réaliser les œuvres admirables. A une telle allure tout porte à croire que dans quelques années, ils ne seront plus de petits électriciens et plombiers. Ils ne seront plus de petits dépanneurs d’appareils et concepteurs de programmes informatiques.

Ils seront devenus grands. Et, on ne sera pas surpris de les voir devenus les grands acteurs des réseaux électriques et hydrauliques de leurs pays. On ne sera pas surpris, de les voir à la tête des grandes entreprises offrant des services en informatique.

Une philosophie admirable

Leur intelligence, et leur optimisme sont à saluer. Ils se sont rendus à l’évidence : on commence toujours quelque part, ceux qui ont bâti de grands empires n’ont pas toujours entrepris avec de très gros capitaux.

Les biographes Africains et d’outre-Atlantique, peuvent d’ores et déjà se préparer. Car, demain, ils écriront incontestablement de grandes biographies : « L’histoire des chefs d’entreprises Africains». Cela arrivera sans aucun doute, lorsque, ceux qui aujourd’hui marquent brillamment leurs premiers pas, auront une certaine maturité.

L’Afrique est un continent qui bouge, grâce à sa jeunesse active. Vivement que cette philosophie soit transmise, et perpétuée.


L’informatisation des entreprises africaines, une nécessité

L’informatique est un secteur qui prend de plus en plus de l’ampleur en Afrique, et plus particulièrement au Cameroun. L’informatisation des entreprises devient de plus en plus une nécessité. On a besoin des informaticiens dans tous les secteurs d’activité de nos jours. La raison est simple, et presque évidente. Toute entreprise qui se veut compétitive a besoin d’être connectée sur internet, afin de mieux vendre ses produits. Internet offre la possibilité d’avoir des partenaires à travers le monde. C’est une plateforme qui permet les ventes, les achats et les découvertes.

En Afrique, les entreprises sont de plus en plus informatisées, et connectées sur internet. (Crédit: Wikimedias Commons)

La formation

La découverte n’est pas seulement le partenaire ou le client qu’on aura eu l’occasion de contacter.

La découverte passe aussi par la formation. Car, la formation permet de mieux s’outiller, d’être davantage compétitif sur le réseau mondial. 

Et, pour se former en ligne, il faut absolument avoir quelques connaissances en informatique, il faut être en mesure d’utiliser un ordinateur. Ce n’est donc pas donné à tout venant.

Eh bien, où peut-on apprendre à utiliser l’outil informatique ? La réponse est simple, on peut l’apprendre à plusieurs endroits, selon sa bourse, son niveau de scolarisation dans une certaine mesure, ses objectifs à atteindre.

Les types de formations

Il existe plusieurs types de formations en informatique.

Les formations dites sur le tas : une connaissance vous montrera comment mettre en marche, et arrêter un ordinateur. Puis, on vous montrera comment ouvrir un document, et saisir un texte. C’est une formation de courte durée, qui ne nécessite ni cahier, ni stylo pour prendre les notes.  Ainsi, en quelques clics, vous vous formez, et pouvez déjà de saisir un texte, même si c’est sans mise en forme. Vous apprendrez aussi à l’imprimer au besoin.

On peut alors procéder à l’archivage de ses données dans sa petite entreprise, même si on enregistrera sans forcément avoir à créer un dossier auparavant. De toutes les façons chemin faisant, on arrive à créer le dossier, et à comprendre qu’on peut au moins justifier un texte.

De tels utilisateurs s’améliorent au fur et à mesure que l’entreprise s’agrandit. Et, ils se retrouvent quelques fois obligés d’aller suivre une formation dans un secrétariat public, moyennant une modique somme d’argent. Au Cameroun, 50 000FCFA suffisent pour qu’on vous apprenne à faire une bonne mise en page d’un document. Et, là, c’est la deuxième façon de se former en informatique, en tant qu’utilisateur.

La troisième façon, c’est de rentrer dans un centre de formation professionnelle, un institut universitaire, ou une école d’ingénieur.

Là-bas, le processus est un peu plus long. Il va de six mois à cinq ans, selon qu’on veut faire secrétariat bureautique, secrétariat comptable, comptabilité informatisée et gestion, de la programmation, de la maintenance informatique, réseau informatique ou de l’informatique industrielle. La pension ici s’élève à plusieurs centaines de milles par an.

C’est une option que choisissent très souvent, ceux qui veulent se définir non pas comme de simples utilisateurs, mais comme des informaticiens professionnels.

Beaucoup d’Africains se forme en génie informatique, aussi bien dans leurs pays qu’à l’étranger. ( Crédit: Wikimedias Commons)

Le choix des entreprises

Et ces informaticiens professionnels sont très recherchés par des entreprises. On les retrouve donc dans les entreprises commerciales et industrielles… Ils créent les comptes utilisateurs, assurent l’archivage, le partage des données au sein de l’entreprise. C’est encore eux qui sont les acteurs de la vente des produits sur la toile. Ils définissent la qualité du matériel à utiliser, assurent le dimensionnement et la maintenance dudit matériel.

Ils assurent la sécurité des données au sein de l’entreprise, en sécurisant son réseau informatique. Ce sont de véritables professionnels, des techniciens supérieurs et des ingénieurs.

On les retrouve de plus en plus dans les grandes villes, et dans les sièges des grandes sociétés et multinationales. On les voit aussi dans certaines villes secondaires, où les succursales sont de plus en plus crées.

Quoi qu’on dise ou quoi qu’on fasse, il est évident que de nos jours, pour être reconnu ou compétitif dans le monde du travail, toute entreprise, petite ou grande, est obligée d’utiliser l’outil informatique, ne serait-ce pour saisir ses factures, ses offres de services.

Cela rassure le partenaire, cela rassure encore plus le consommateur. Car, un texte avec entête, saisie et bien traité crédibilise l’entreprise. Espérons que toutes les entreprises le comprendront un jour, et emboiteront le pas. Parce que, compte tenu des enjeux, des défis à relever, l’informatisation des entreprises de nos jours en Afrique, est une nécessité.

L’Afrique a besoin d’être debout, afin d’être compétitive sur le plan mondial.

Les grandes révolutions passent aussi par de grands progrès. Pouvoir créer et sécurisé son réseau d’entreprise assure un bel échange entre les partenaires, et une meilleur visibilité à travers le monde.


Moi présidente, la santé,l’éducation seront mes priorités

Monsieur le président de la cours constitutionnelle ;

Monsieur le président du conseil économique et social ;

Mesdames et Messieurs les représentants de la société civile ;

Mesdames et Messieurs, représentants des missions diplomatiques ;

Chers compatriotes ;

Notre pays traverse une grande période de son histoire. Un grand chapitre est en train de s’écrire. Vous êtes venus nombreux, de tout bord,  dire oui à la démocratie, approuvant ainsi les résultats des urnes, lesquels ayant été validés par les institutions.

La démocratie

Pendant plusieurs semaines, nous avons débattu, échangé, partagé des idées. Nous avions chacun un programme pour notre nation que nous aimons tous. Nous nous sommes tous donné autant que possible, pour faire valoir nos idées. Et, à la fin, vous m’avez plébiscité, la démocratie a triomphé. 

La mission que vous venez de me donner est grande, celle de présider aux destinées de notre pays. Et, je voudrais rassurer tout le monde. Je voudrais le dire à haute et intelligible voix : « Quelques soient nos divergences dans les idées, je ne serai pas seulement la présidente de ceux qui m’ont porté à la tête de notre nation. Je serai la présidente de tous les citoyens, et j’ajouterai que nous bâtirons ensemble notre nation. »

Les défis à relever

Plusieurs chantiers nous attendent. Et, nous devons relever tous ces défis, en respectant nos engagements. Le pays a besoin des infrastructures. Et pour cela, en fonction des priorités, il sera établis un calendrier qui sera respecté. J’y veillerai personnellement.

Des écoles et universités pour lutter contre illettrisme, offrir une éducation et des formations de qualité, tout en perpétuant la recherche scientifique. Ce sont des défis à relever. Car, pour construire des hôpitaux de référence, des villes modernes, des routes et autoroutes et assurer le développement industriel, il faut avoir à la base des citoyens et citoyennes bien formés.

Nous sommes tous d’accord, notre pays a davantage besoin des routes et d’autoroutes. Les villes doivent être aménagées et structurées. La construction des hôpitaux aussi bien dans les villes que dans les villages, pour lutter contre les pandémies et les maladies endémiques est une nécessité. Nous devons aussi construire les écoles et universités pour lutter contre illettrisme et former ainsi les citoyens afin qu’ils puissent mieux servir la nation. Tout cela font partie des priorités. Ce ne sont pas que promesses de campagne, nous les tiendrons.

Tous les secteurs d’activité sont importants

Aucun domaine ne sera lésé. Le développement de notre pays passera par tous les secteurs d’activités :

  •  La recherche scientifique,
  • Le développement industriel,  
  • L’agriculture, l’élevage et  la pêche. Nous n’oublierons pas la culture et le sport,  tous faisant partie de nos secteurs séculiers de l’État. 
Nous débattrons, à travers le pays et dans les institutions internationales, des grandes causes : « La paix dans le monde, les questions climatiques, la santé des femmes, celle des enfants. En un mot, nous parlerons de la prospérité, et la postérité ».

S’agissant de la politique étrangère, nous entretiendrons les rapports bénéfiques avec les pays amis.

  • Les investisseurs seront donc les bienvenus.
  • Et, les accords établis devront être respectés.
  • Je tiens à le préciser, je représenterai valablement notre pays à l’étranger lorsque besoin sera, tout en veillant à ce que mes collaborateurs à travers le monde en fasse de même.

Les droits de l’homme ne seront pas en reste :

« Ils seront bel et bien respectés. »

Cela dit, tous les citoyens  auront droit à l’éducation, à la santé. Les femmes et les enfants retiendront particulièrement notre attention car, faisant partie des couches vulnérables de la société.

Le développement

Grâce aux projets de constructions, nous étendrons nos champs d’activités. Je tiens à préciser, que les emplois seront crées dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’industrie. Et, parce que nous aurons besoin de des travailleurs qualifiés, les projets iront avec des formations professionnelles, des recyclages et les mises à niveau dans tous ces secteurs d’activités. Nous lutterons ainsi contre le chômage dans son ensemble et, l’oisiveté chez les jeunes en particulier et par ricochet, nous repousserons la pauvreté.

La diplomatie

Chers compatriotes, je le dis et le réitère, je serai la présidente de tous les citoyens. Et, je représenterai valablement notre pays à l’étranger, à travers les institutions internationales. Nous y débattrons sans aucun doute des grandes causes :

  • La paix à travers le monde
  • Les questions climatiques
  • L’éducation des peuples
  • La santé des femmes
  • La santé des enfants en un mot, nous parlerons de la prospérité, et la postérité .

Permettez-moi aussi de saluer ici, votre engagement :

« Vous avez fait preuve d’un dévouement admirable, et d’une grande détermination. »

Nous allons ensemble construire notre nation. Chacun apportera la pierre à la construction de ce beau et grand pays.

Toute l’équipe de campagne et moi, voudrons vous remercier pour cette confiance accordée.

Permettez-nous de remercier également, les organes de presse de tous les horizons, ayant couvert cet évènement historique.

Nous n’oublierons pas les missions diplomatiques, venues nous soutenir, venues applaudir les effets positifs de la démocratie.

  • Vive la démocratie
  • Vive la République


L’eau potable en Afrique subsaharienne

Hydrographie

L’eau c’est la vie, a-t-on coutume de dire. On ne le dit pas seulement, on le constate au quotidien. On la boit tous les jours. Et les cours d’eau contiennent beaucoup de richesses, une grande variété de poissons par exemple. Et, L’eau est utilisée dans tous les ménages.

Mais beaucoup de personne ont du mal à s’en procurer. Cela peut paraitre curieux, au vu des nombreux cours d’eau, qui jalonnent  l’Afrique, précisément l’Afrique subsaharienne. Certains fleuves traversant parfois plusieurs pays. On compte plusieurs fleuves au Cameroun, nous peuvons citer quelques-uns :

  • La Bénoué, 1 400 Km ;
  • le Logone, 1 000 Km ; 
  • la Sanaga, 890 Km ;
  • le Nyong, 690Km ;
  • le Wouri, 160 Km. 

Au Gabon, pays voisin, on a par exemple l’Ogooué, 1200 Km ; Ngounié, 680 Km ; le Nyanga, 600 Km ; le Mpassa, 136 Km ; l’Ivindo 110 Km.

Et,  au Nigéria on peut aussi citer quelques-uns : Le Niger, 4 180 Km ;  la Bénoué, 1400 Km ; le Komadugu, 1200 Km ; le Kaduna, 550 Km ; le Gongola, 531 Km.

Au Bénin on a le Niger, 4 180 Km ;  l’Ouémé, 510 Km ; le Mékrou, 480 Km ; le Fleuve mono, 400 Km ; le Sota, 250 Km entre autres. Le Sénégal, la Cote d’Ivoire ainsi que les autres pays de cette région de l’Afrique, sont dotés d’une importante Hydrographie. Mais comment comprendre que les populations aient tant de mal à avoir de l’eau potable ?

L’eau dans les quartiers modestes

Comment expliquer que dans certains quartiers de Yaoundé par exemple, les populations utilisent l’eau des puits. Comment dire qu’elles ne s’en servent pas seulement pour faire le ménage. Certaines personnes la boivent, faute de moyens. Et quand on sait que ces puits ne sont pas toujours bien entretenus, on est en droit de se poser des questions. Et, on peut comprendre pourquoi dans les couches les plus modestes de la société, les enfants, et même les adultes, se plaignent régulièrement du mal de ventre. On peut comprendre pourquoi dans certaines régions, la diarrhée y dicte parfois sa loi. Et, il y a même pire !

Un forage de vente d’eau au Bénin. Ce n’est pas seulement propre au Béninois. Car, beaucoup d’Africains ont choisi cette option, question d’avoir une eau potable. Certains parcourent plusieurs hectomètres pour se procurer l’eau du forage. Au Cameroun, le contenant de 20 litres se vent à 50FCFA. (Image, Wikimédia Commons)

Les responsables de ce secteur d’activité doivent agir au plus vite. Il faut y faire quelque chose, il le faut absolument, car, dans les zones marécageuses, le spectacle y est parfois désolant. A cause de l’absence d’eau potable, Les populations se servent de l’eau du ruisseau traversant leur quartier, pour faire le ménage, la lessive, pour se laver. C’est pratiquement l’utilisation sans restriction.

Et pour s’abreuver, on ne va pas très loin. Il y a toujours, non loin du ruisseau, une petite source d’eau clair vers laquelle on se dirige. Bien sûr, l’eau de source est bonne pour la santé. Mais tout dépend de comment elle est recueillie. Difficile de comprendre que dans des zones aussi bien dotées par Dame Nature en eau, on est tant de mal à bien en profiter. Pourquoi les eaux ne sont-elles pas bien traitées pour tous? Pourquoi la santé de certaines personnes, citoyens au même titre que les autres citoyens, ne figure visiblement pas parmi les priorités autrement, pourquoi le développement tarde-t-il à atteindre certaines régions ?

Les efforts des populations

Le constat est donc clair, l’eau potable n’est pas toujours à porté de main. Il faut parfois marcher des hectomètres, voir des kilomètres pour avoir de l’eau potable, la société des eaux du pays ne desservant pas tous les quartiers, toutes les villes encore moins tous les villages au même degré. Pourtant, l’eau c’est la vie. Et ceci étant, le bon traitement des eaux est une urgence! Et, pas seulement! La société national des eaux doit couvrir tout le territoire. C’est une exigence, car tout le monde a droit à l’eau potable.  

Comment comprendre, que Dans les villes, il faille par être situé à moins de cent mètres de l’axe par lequel le tuyau de la société des eaux passe, pour être connecté? Sinon, on a droit à rien. Alors, on se contente de l’eau des puits, ou bien, il faut marcher des hectomètres afin de puiser l’eau à boire,  chez quelqu’un ayant eu la chance d’être positionner au bon endroit. Et là, l’eau y est vendue à 50FCFA le contenant de 20 litres.  Très souvent, les habitants de la ville de Yaoundé choisissent de se  rendre chez ces personnes qui ont fait de l’eau leur business, en créant des forages pour satisfaire les populations, tout en se faisant aussi un peu d’argent. Là-bas, ils achètent l’eau à 25FCFA,  50FCFA, 100FCFA, selon le contenant.

L’eau minérale

Eau minérale embouteillée, elle n’est malheureusement pas accessible à tous. La majorité de la population ne demande pas autant, elle a juste besoin d’une eau potable. (Image Wikimedia Commons)

Ce problème d’eau potable qui se pose dans les quartiers modestes, les zones manageuses, ne se pose pas dans les quartiers huppés. Ils sont mieux servis par la société des eaux, les plans d’urbanisation ayant été respectés. Alors tout le monde peut avoir de l’eau potable chez lui, même si quelques uns ne s’en servent que pour faire le ménage, car, ne buvant que l’eau minérale, ou possédant dans leur concession un forage très bien entretenu.

Ainsi, ceux qui ont vraiment besoin de la société des eaux pour mieux s’abreuver en sont privés, et ceux qui peuvent bien s’en passer parce qu’ayant plusieurs alternatives sont plutôt très bien alimentés. Quel paradoxe ! On ne peut pas comprendre qu’au 21eme siècle, on est encore de si grande disparité dans la distribution de l’eau potable.